mardi 29 juillet 2008

Quand les actionnaires se nourrissent de nos institutions locales

Article d'Isabelle Rey-Lefebvre le 17 juillet 2008 :

« Le Monde », 17 juillet 2008 La crise du crédit est en train de s’étendre aux collectivités locales. Selon l’étude de l’agence de notation financière Fitch publiée mercredi 16 juillet, un quart des 105 milliards d’euros empruntés par les communes, départements et régions le sont dans le cadre de prêts complexes dont certains subissent, depuis 2007, une très forte hausse de leurs taux. Environ 20 à 25 milliards de prêts particulièrement risqués entraînent certaines communes dans « une fuite en avant ». (…)

Le mécanisme est souvent le même : le crédit est consenti dans un premier temps à un taux bonifié voire nul, donc extrêmement favorable, puis bascule vers un taux dit « dégradé ». Celui-ci est censé compenser les avantages de la première période, à un niveau inconnu à l’avance et fixé en fonction de critères variés : taux de l’argent, inflation ou différentiel d’inflation, taux de change entre deux ou trois monnaies, écart entre taux à court et long terme…

La première phase permet, bien sûr, des économies d’intérêts, bienvenues le temps d’un mandat électoral, repoussant à plus tard la vérité des coûts ou tablant sur une improbable baisse des taux. Mais c’est l’inverse qui s’est produit ! « Les banquiers présentent des simulations sur vingt ans, avec des hypothèses d’évolution de taux très favorables, et se gardant bien d’envisager un scénario pessimiste », raconte Jacques Descourtieux, directeur général de Finance Active. Ce prestataire qui met à la disposition de ses 1 500 collectivités locales abonnées des outils informatiques pour gérer leur dette dispose, ainsi, d’un observatoire privilégié de l’endettement local. « Dès 2005, nous alertions sur les dangers de ces produits et déconseillions de les souscrire », précise-t-il.

Ainsi, une communauté de communes rurales de 6 000 habitants a pu accumuler une dette de 74 millions d’euros et s’est vu proposer, par la banque Dexia, un emprunt de restructuration. Son taux est passé brutalement de 5,3 %, les premières années à 8,68 % en 2008, doublant ses frais financiers. « Le piège, c’est qu’une fois la période du taux bonifié passée, l’emprunteur ne peut se défaire de son prêt, sauf au prix d’indemnités exorbitantes ou à renégocier un prêt encore plus risqué. » (…)

Les hôpitaux et les organismes HLM ont, eux aussi, souscrit de tels prêts, avec les mêmes conséquences. Le 27 mars, le tribunal de commerce de Toulouse condamnait la Caisse d’épargne et Ixis à verser une provision de 600 000 euros de dommages et intérêts au bailleur social Patrimoine SA Languedocienne, pour compenser les pertes subies, et pointait le manquement du banquier à son obligation de mise en garde vis-à-vis d’un prêt jugé spéculatif. Les banques ont fait appel. La fragilisation des finances des collectivités locales n’en est qu’à ses débuts : « Peu de collectivités font banqueroute mais les budgets locaux sont de plus en plus tendus », explique David Diano, directeur du secteur des finances publiques internationales chez Fitch.

Source:Debout la République


lundi 28 juillet 2008

Le fichage généralisé des acteurs publics autorisé et encouragé

Article de Nicolas Dupont-Aignan publié le 28 juillet 2008

Le décret du 1er juillet 2008 instituant un nouveau fichier dénommé Edwige organise de manière scandaleuse le fichage généralisé de toutes celles et de tous ceux qui entendent jouer un rôle dans la vie de la cité.

Le décret du 1er juillet 2008 instituant un nouveau fichier dénommé Edwige organise de manière scandaleuse le fichage généralisé de toutes celles et de tous ceux qui entendent jouer un rôle dans la vie de la cité.

Il est d’ailleurs révoltant de voir un alinéa de l’article 1 de ce décret évoquer les informations relatives « aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités » et l’alinéa suivant aborder, je cite, « les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ».

Dans l’esprit de ce décret, il n’y a qu’un pas entre l’engagement politique ou syndical et le trouble à l’ordre public !

D’autant plus scandaleux est l’article 2, qui de manière très ambiguë aborde le contenu des informations du fichier. « Le traitement peut enregistrer des données à caractère personnel de la nature de celles mentionnées à l’article 8 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. Celles de ces données autres que celles relatives aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou à l’appartenance syndicale ne peuvent être enregistrées au titre de la finalité du 1 de l’article 1er que de manière exceptionnelle ».

En un mot, par dérogation tout est permis !

On comprend alors les réserves de la CNIL et les protestations diverses.

Par glissements successifs notre pays est en train de perdre tous ces réflexes démocratiques.

Source: NDA

vendredi 25 juillet 2008

La force de l’idée française

Article de Nicolas Dupont-Aignan publié le 25 juillet 2008

Je viens de retrouver par hasard dans mes papiers ce texte remarquable extrait du discours pour la France de Philippe Séguin, prononcé à l’occasion du débat référendaire sur le Traité de Maastricht en 1992.

Tout y est. La force de l’idée française, sa cohérence, sa dynamique. On comprend aussi pourquoi elle gène tant. On enrage de l’inconscience de nos élites qui s’acharnent à détricoter cet idéal républicain.

Le coup, sinon fatal du moins important, est donné en ce moment par Nicolas Sarkozy. Raison essentielle pour ne céder en rien et toujours défendre cette certaine idée de la France si chère à nous tous.

« J'ai parlé de république, de valeurs républicaines. Il faut à ce sujet bien nous entendre. En France, la République n'est pas seulement un régime institutionnel. Et s'il fallait lui trouver une date de naissance, je la situerais à Valmy, le 20 septembre 1792, avec le «peuple en armes», plutôt qu'à la Convention, le lendemain, quand les députés décidèrent d'abolir la monarchie. Car la République, c'est avant tout ce système de valeurs collectives par lequel la France est ce qu'elle est aux yeux du monde. Il y a une République française comme il y eut une République romaine. Depuis l'origine, sa maxime est la même : la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice. Elle est inséparable de la dignité de la personne humaine et de son émancipation, de l'Etat de droit, de l'équité et de l'égalité des chances. Elle est inséparable de la solidarité nationale, de l'ambition collective nationale, de l'esprit national, de l'indépendance nationale, Elle est inséparable de l'Etat qui, en son nom, doit arbitrer, rendre la justice, attaquer inlassablement les privilèges, combattre les féodalités, accorder la primauté aux mérites et à la vertu. C'est dire que forgée dans le même moule, la République n'est pas séparable de la nation. Et tout cela, bien sûr, ne date pas d'hier! »

Source : NDA

lundi 21 juillet 2008

Congrès de Versailles : la tambouille de la IVème République

Article de Nicolas Dupont-Aignan publié le 21 juillet 2008

A une voix seulement, le congrès de Versailles vient de donner le deuxième coup de grâce (après celui du quinquennat) à notre Vème République.

Certes, il ne s’agit pas de la réforme du siècle. Pour autant, on détricote un peu plus l’œuvre du Général De Gaulle et de Michel Debré, qui avait apporté cinquante ans de stabilité institutionnelle.

Comme pour le quinquennat, il s’agit a priori d’une modernité. Mais en vérité, cette réforme déséquilibre les institutions, efface un peu plus le Premier Ministre, supprime l’obligation de référendum pour l’adhésion de nouveaux Etats dans l’Union Européenne, renforce la présidentialisation du Régime.

On y parle des droits du Parlement. Tout cela est bien factice quand on sait qu’un seul parti a la majorité absolue des sièges de l’Assemblée Nationale, et qu’il est directement piloté depuis l’Elysée. En vérité, le Général De Gaulle avait voulu lutter contre le Régime des partis et son lointain successeur, lui, reconstruit le régime du Parti.

La manœuvre est surtout politicienne. Il s’agit de faire croire aux Français que le Parlement est revalorisé et que Nicolas Sarkozy est un grand démocrate. Si vraiment le Président de la République avait voulu démocratiser la Vème République, il avait l’embarras du choix : instiller une dose de proportionnelle pour rétablir le multi-partisme, lutter contre le cumul des mandats, mieux contrôler les directives de Bruxelles, et surtout faire usage du référendum.

Mais le président essaie davantage les manœuvres d’appareil, les petits chantages sur Députés et Sénateurs un peu lâches, les récompenses pour les radicaux toujours prêts de l’assiette au beurre, les petites combines pour que Bernard Tapie retrouve sa fortune, les protections pour que Jacques Lang continue de briller…

Cette après-midi à Versailles, il régnait un étrange parfum de IVème République.

Pendant ce temps, les problèmes de la France ne sont pas vraiment traités, on reste dans l’apparence, les effets de show biz, les pressions sur les médias.

Tout cela ne peut pas durer, les Français ne méritent pas cela.

Honneur aux quelques députés de la majorité, vrais gaullistes, qui n’ont pas cédé. Ce sont eux qui reconstruiront la France quand la tornade sarkozienne sera passée.

Source: NDA

vendredi 18 juillet 2008

Pourquoi ne pas interdire le voile dans les lieux publics ?

Par Roman Bernard, journaliste, pour qui la décision du Conseil d'État de ne pas accorder la nationalité française à une Marocaine, au motif qu'elle portait une burqa, réaffirme les valeurs laïques et républicaines.

C'est une décision inédite et surprenante, mais qui, comme l'indiquait Le Monde, devrait faire date : saisi en appel, le très napoléonien Conseil d'État, dans un arrêt rendu le 27 juin, a confirmé le refus de la nationalité française à une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, au motif qu'elle «a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes». La plus haute juridiction administrative a justifié cette décision par le port de la burqa lors de rencontres avec la police et les services sociaux. Preuve que ce voile intégral traduit moins l'expression d'une pratique religieuse qu'une revendication d'ordre socio-politique, la plaignante a déclaré ne pas porter le voile au Maroc, mais l'avoir fait sur ordre de son mari, salafiste, lors de son arrivée en France en 2000. Cela n'est guère surprenant. Lors d'un voyage dans le Royaume chérifien, en 2004, j'ai vu bien moins de voiles islamiques que dans certains quartiers français majoritairement musulmans. Et il serait fantaisiste de prétendre que cela s'explique par une moins grande piété des Marocains que des Français de religion musulmane.
Primauté des idéaux républicains

Si l'on est républicain et un tant soit peu jacobin, on ne peut que se réjouir de cette décision qui réaffirme non seulement la séparation de la sphère privée et de l'espace public (on ne se présente pas voilée lorsqu'on a affaire à des agents de l'État), principe fondateur de la laïcité, mais distingue ce qui relève du rite religieux et du prosélytisme politique. Le Conseil d'État, de surcroît, rappelle la primauté des idéaux républicains, notamment l'égalité entre hommes et femmes, sur les valeurs d'inspiration religieuse, surtout lorsque celles-ci conduisent à la sujétion de la femme. Mais la portée de cette décision est peut-être encore plus grande.
En confirmant le décret de 2005 qui faisait état d'un «défaut d'assimilation» de la demandeuse, le Conseil d'État réitère ainsi le principe assimilationniste à la base du modèle d'intégration français. Incompatible avec les valeurs fondamentales de la société française, le port d'un signe excessivement distinctif - le défi sera donc, lorsque des cas similaires se présenteront à l'avenir, de déterminer une frontière entre l'acceptable et l'inacceptable - interdit logiquement l'accès à la nationalité. Cette décision est ainsi à même de rassurer ceux - dont je suis - qui s'inquiètent de l'abandon du modèle français d'intégration traditionnel au profit d'un nouveau modèle, s'inspirant du multiculturalisme britannique, du communautarisme américain ou du «pilarisme» néerlandais. Ces modèles, qui prévoient des accommodements dérogatoires au droit commun pour les minorités ethnico-religieuses, sont incompatibles avec l'universalisme français qui, s'il a parfois le tort de ne pas toujours tenir compte des complexités de la société française, a le grand mérite de traiter de manière véritablement égalitaire les citoyens français. Et, sur le long terme, de vraiment travailler à l'intégration des minorités, en les forçant à se défausser de tout ce qui pourrait être susceptible de les en empêcher. Comme la loi sur les signes religieux à l'école massivement votée par le Parlement en 2004, elle repose, certes, sur une contrainte de départ : obliger un individu à renoncer à une pratique qu'il croit essentielle à son identité. Mais la liberté, et, osons-le, l'affranchissement qu'une interdiction du voile permet sont de mise à favoriser l'épanouissement de cet individu bien plus que l'accession à une revendication identitaire, très souvent formulée par des hommes soucieux de conserver leur mainmise sur les membres de leur communauté, en premier lieu sur les femmes.
Pourquoi, dans cet esprit, ne pas interdire purement et simplement le voile dans les lieux publics, ce que Kemal avait hésité à faire en Turquie, et que Reza Shah avait osé faire en Iran ? Les bénéfices seraient plus grands que les risques potentiels.

Retrouvez Roman Bernard sur son blog, intitulé "Criticus".

Source: Marianne 2

Réflexions sur la Liberté


Article de David Desgouilles publié le 18 juillet 2008

Je suis inquiet. Nos libertés sont en train de reculer et on apprend qu'elles vont encore régresser de manière importante. Je m'explique.

La Loi HADOPI -qui prétend combattre le téléchargement prétendûment illégal alors qu'elle interdit l'échange libre et consenti entre citoyens- va bientôt être mise en oeuvre. Elle autorise le viol de la correspondance. La correspondance privée est protégée depuis quelques siècles. Elle fut même une des premières conquêtes de Liberté. Je ne sais pas si les Français s'en aperçoivent mais il s'agit ni plus ni moins la même chose que si on ouvrait leurs lettres pour vérifier que les poèmes qu'ils s'enverraient ne sont pas protégés par un droit d'auteur quelconque. De plus, ces basses oeuvres ne seront pas commises par la police de la Nation mais par des officines privées. Des milices du Net vont donc ouvrir notre courrier électronique avec l'appui de la Loi. Trois cents ans de recul pour la liberté individuelle !

La création du fichier EDVIGE constitue une autre menace. Y figureront toutes les personnes susceptibles de "menacer l'ordre public". Y figureront aussi tous les renseignements sur l'activité militante, et même sur la vie intime des personnes (orientation sexuelle par exemple). Pourront y figurer des enfants dont le comportement pourrait laisser supposer des actes de délinquance à venir (c'est à dire, par définition, pas encore commis). Qui ne voit pas ici une tentative même pas voilée de mettre en fiches toute pensée "incorrecte". Comment ne pas voir une coïncidence troublante avec l'arrestation de quatre militants gaullistes, place de l'Etoile, avec des cambriolages douteux, des filatures suspectes de dirigeants de l'opposition ?

Dans le même temps, on entend le Premier Ministre annoncer avec aplomb que l'on va rattraper le retard sur le Royaume-Uni en matière de vidéosurveillance. On va donc surveiller non seulement votre courrier électronique mais aussi tenter d'espionner vos moindres faits et gestes. En quoi le fait que Big Brother n'ait pas atteint la puissance d'outre-manche constitue t-elle un retard ?

Il restait encore un bel espace de liberté, c'était Internet et la blogosphère. On nous annonce une reprise en main dès cet automne. La presse gratuite et les blogs seraient une concurrence déloyale à la presse historique. Elles feraient le jeu de la rumeur et de la désinformation. Comme si ces dernières n'étaient pas déjà alimentées par la Presse classique ! Outreau, c'était Internet ? Et on prend prétexte de la crise des médias classiques pour surveiller tout ce qu'on contrôle pas parce que ce n'est pas "achetable" par les amis Bolloré, Lagardère et Dassault ? Ou qu'on ne peut pas nommer comme à France Télévisions ?

Tout cela est très grave. J'ai l'habitude de centrer mes billets sur les dangers de l'intégration européenne. Cette fois-ci, le danger est chez nous. Et il faut se défendre. Vite. Avant qu'il ne soit trop tard, car ligotés.

Qui aura le courage de dire Non à Sarkozy ?

Article de Alain Kerhervé publié le 14 juillet 2008

La Ve République va mal. Parmi nos « élites », certains considèrent, pour se dédouaner, que notre Constitution est trop ancienne. Un demi-siècle ! Et pourtant, en comparaison avec les autres nations démocratiques, elle est encore bien jeune. En réalité, c’est l’exercice du pouvoir par ceux qui le détiennent, ou qui aspirent à le détenir, qu’il convient de condamner. Gaullisme.fr n’a cessé, ces derniers mois, de dénoncer cette supercherie et cette dérive.

Le Liban…

La visite du Président Sarkozy au Liban le 7 juin dernier en compagnie des responsables des partis politiques montre bien que l’Exécutif n’est plus indépendant des structures politiques partisanes. Comme le précise sur RTL l’incurable journaliste anti-gaulliste Alain Duhamel, pour Sarkozy « c’est une façon de montrer que le leader de l’UMP, c’est lui, que l’UMP est unie derrière lui, et qu’il ne se cache pas d’être à la fois le Président de la République, donc de tous les Français, et le vrai chef de file de l’UMP qu’il reçoit régulièrement et donc qu’il emmène avec lui ». Les autres, Bayrou (Modem), Buffet (PC), Baylet (PRG), Hollande (PS), Duflot (verts) n’ont servi uniquement que de faire-valoir.

Imaginons de Gaulle en visite à l’étranger venu expliquer la politique étrangère de la France flanqué du secrétaire général de l’UNR, du premier secrétaire de la SFIO, du président des Républicains indépendants et du secrétaire du PC ! De Gaulle précisant ses relations avec les partis politiques :

Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune fraction. Il doit être l’homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national.
Les partis politiques, pas plus que leurs chefs, n’ont aucune légitimité à représenter la France, notamment à l’étranger. L’expression de la politique française appartient exclusivement au Chef de l’Etat et au gouvernement qu’il a nommé.

Le Conseil national de l’UMP…

En compagnie du président de la Commission européenne, José Manuel Baroso, et du président du parlement européen, Hans-Gert Pöttering, le show du même Président Sarkozy plaidant devant le Conseil national de l’UMP pour une Europe unie derrière le traité de Lisbonne — traité qu’il entend imposer à tous malgré le Non irlandais, suivi de celui du Président polonais et du refus de la Tchéquie — rabaisse la fonction présidentielle au niveau de la préoccupation d’un simple chef de clan. Fini le rôle fédérateur du Président de la République de tous les Français !
La Constitution…

Et maintenant, la volonté clairement exprimée par le Chef de l’Etat de sacrifier la Ve république sur l’autel de la « politicaillerie institutionnelle ». Le projet de révision constitutionnelle est l’arme ultime du pouvoir actuel. Les députés et les sénateurs se préparent, une fois de plus, comme pour la ratification de traité européen de Lisbonne, à passer outre la voix du peuple. En catimini, ils s’apprêtent à rompre les équilibres de la constitution gaullienne afin de mieux asseoir le pouvoir des partis politiques. La réforme de notre constitution est en phase finale. Pour surmonter les différentes positions tranchées qui se manifestent au sein de l’UMP sur les futures adhésions à l’Union européenne, notamment celle de la Turquie, un compromis bancal vient d’être accepté, compromis mettant un terme à la pratique référendaire. Il prévoit une consultation de tous les Français obligatoire pour toute nouvelle adhésion sauf si, saisi par les deux chambres du Parlement, par l’intermédiaire d’une motion adoptée à la majorité des trois cinquièmes dans chaque assemblée, le président de la République choisit la voie de la ratification parlementaire. Le « régime exclusif des partis » de triste mémoire refait surface. Il est vain de prouver le contraire.

La trahison de François Fillon…


Lorsque Nicolas Sarkozy nomme François Fillon Premier ministre, certains pensent encore que la sensibilité gaulliste sera représentée au sein du gouvernement. Aujourd’hui, la déception est grande. François Fillon a épousé la querelle sarkosienne : l’Europe supranationale, le retour de la France au sein de toutes les institutions de l’OTAN, la négation de la souveraineté du peuple, la destruction de la Ve république, la condamnation du référendum comme outil démocratique. Aussi déclare-t-il au Conseil national de l’UMP, devant les représentants de l’Europe anti-nations : « Si l’Europe est mal comprise, c’est parce que l’Union n’a pas toujours su trouver les mots et les actes pour susciter une adhésion plus puissante que la somme des contestations. » Une trahison.

L’obligation de réserve de Debré…

Des voix résistantes se font entendre. Leurs auteurs sont cloués au pilori par l’arrière-garde de l’UMP. Pour ce qui me concerne, je ne peux que me réjouir de cette fronde. C’est le cas, depuis longtemps déjà, de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, unique parti gaulliste représenté au Parlement. C’est aussi celui de Jean-Louis Debré qui ose, sortant de sa réserve, dire « non » à la désintégration constitutionnelle. Il est des moments où la fonction ne justifie pas la lâcheté. C’est le moins que puisse faire un gaulliste fier de ses convictions.

Source: Revue républicaine

Faut-il modifier une nouvelle fois les règles de la Vème République ?

Dans une lettre adressée aux députés de la majorité Nicolas Dupont-Aignan expose les 3 raisons majeures pour lesquelles il s’oppose à cette énième reforme institutionnelleLe 16 juillet 2008.

Mes chers Collègues,

Le 21 juillet prochain nous serons appelés à nous prononcer, en Congrès à Versailles, sur le projet de modification de notre Constitution. Je sais que, sur cette question difficile, beaucoup d’entre vous hésitent.

D’un côté, vous êtes inquiets des conséquences de cette réforme sur le fonctionnement de nos institutions, mais de l’autre, vous ne souhaitez pas que votre refus soit interprété comme un rejet de l’action du Président de la République et de son Gouvernement.

Je me permets de vous écrire car je crois sincèrement que la question ne se pose pas en ces termes.

L’enjeu n’est pas d’être pour ou contre l’action de l’exécutif, mais de savoir s’il faut oui ou non modifier une nouvelle fois les règles de la Vème République. Cette question vous en conviendrez, dépasse de très loin les circonstances politiques du moment.

Pour ma part, je voterai contre cette réforme pour trois raisons :

La première, et sans doute la plus essentielle, est que chaque Président ne doit pas prendre l’habitude de modifier les institutions pour en imposer sa lecture. Notre Constitution est suffisamment souple pour permettre aux différents Présidents de la République de s’adapter aux circonstances ; c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a pu durer et garantir la stabilité institutionnelle qui a tant manqué à notre pays dans son histoire. Faut-il pour autant que chaque Président grave dans le marbre sa pratique institutionnelle ? Ce serait une grave erreur !

Imaginons ce que deviendrait notre pays si, au gré des conjonctures politiques tous les Présidents voulaient modifier la Constitution pour imprimer leur marque ? Nous payons déjà suffisamment cher l’instauration du quinquennat, qui est principalement le fruit d’une manœuvre politicienne de Lionel JOSPIN et de Valery GISCARD d’ESTAING.

La Constitution ne peut pas devenir un simple enjeu de politique intérieure entre le Président et les Elus du peuple. C’est d’ailleurs pourquoi, il est choquant de voir nos institutions être aujourd’hui l’objet d’un marchandage entre les partis, qui nous rappelle les tristes heures de la IVème République.

Je m’oppose également à cette réforme institutionnelle car elle ferait sauter le verrou référendaire sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Le nouveau dispositif ouvre de fait la porte de l’adhésion de la Turquie par voie parlementaire. Si demain un exécutif souhaite contourner la voie référendaire, il lui faudra réunir les 3/5ème du Parlement ; ce ne sera pas si difficile car n’oublions pas que les Parlementaires de Gauche ont toujours été hostiles au référendum sur cette question.

Les Députés de la Majorité, qui ont clairement pris l’engagement devant leurs électeurs de refuser l’entrée de la Turquie, auront, pour leur part, beaucoup de difficultés à réunir les 2/5ème permettant d’imposer la voie parlementaire ; une fois de plus les électeurs auront été trompés.

Enfin, je m’oppose à cette modification constitutionnelle car elle ne renforce en rien notre démocratie contrairement à ce que l’on veut nous faire croire. La Vème République voulue par le Général de Gaulle reposait sur deux piliers contrebalançant l’importance des pouvoirs conférés à l’exécutif : le référendum et l’élection du Président de la République au suffrage universel.

Si l’on veut vraiment renforcer la démocratie dans notre pays, il suffit de consulter davantage les français par référendum sur les sujets décisifs. Il faut cesser d’avoir peur du peuple. Il faut le respecter. Il faut s’appuyer sur lui pour réformer car dans les épreuves, seule la légitimité populaire permet de rassembler la Nation pour relever les défis.

A l’heure où nous célèbrerons, de manière d’ailleurs bien trop discrète (est-ce un hasard ?) le 50ème anniversaire de la Vème République, il serait paradoxal et choquant de voter une réforme dénaturant l’esprit de ses Pères fondateurs.

En espérant que vous prendrez ces arguments en considération au moment de voter, je vous prie de croire, Mes chers Collègues, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Source: Debout La République

mercredi 16 juillet 2008

Désignation de la Comique de l'été

Article de David Desgouilles publié le 16 juillet 2008

Sans aucune hésitation, cette distinction est attribuée à Madame Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP qui a eu l'audace de déclarer deux fois en moins de dix minutes sur une radio périphérique la phrase suivante :

Nicolas Sarkozy a une attitude gaullienne.

On tient la nouvelle Coluche.

Source: David Desgouilles

Si les Irlandais revotent, n’hésitons plus et faisons revoter pour l’élection du Président de la République Française !

Article de de Nicolas Dupont-Aignan publié le 16 juillet 2008

Le bras de fer entre les peuples européens et les dirigeants eurobéats continue. En effet, Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd’hui à l’Elysée, devant les députés UMP, que « les Irlandais devront revoter » sur le traité de Lisbonne, lequel n’en finis pas de mourir.

En parallèle, tous les spécialistes inféodés à la technocratie bruxelloise cherchent un moyen efficace pour contourner le « NO » de ce peuple souverain.

Le président en exercice de l’UE se rend-il compte de ce qu’il est en train de faire ? De l’impasse dans laquelle il conduit l’Union européenne ?

Quand on ne respecte pas le suffrage universel, on perd toute légitimité politique et donc toute capacité d’action collective.

De plus, si l’on remet en cause l’expression du suffrage Irlandais, alors quid du suffrage français de 2007 ? En quoi ce dernier serait-il plus légitime que celui de nos voisins irlandais ? On le voit bien, avec ce type de raisonnement, la démocratie se retrouve vidée de sa substance.

Ainsi, c’est la belle idée européenne, elle-même, qui se trouve menacée par cet entêtement contraire aux valeurs démocratiques élémentaires.

Les élections de juin 2009 constitueront le référendum refusé aux peuples par Nicolas Sarkozy.

Source:
Nicolas Dupont-Aignan

dimanche 13 juillet 2008

Le 14 juillet du cynisme et de la désinvolture !


COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 11 juillet 2008

Le 14 juillet du cynisme et de la désinvolture !

Le 14 juillet est censé fêter la liberté de la Nation. Comment peut-on alors imposer à nos armées de défiler devant le chef de l’Etat de la Syrie, pays qui porte une responsabilité dans le terrible attentat de 1983 contre nos casques bleus au Liban ?

Si l’on peut comprendre que le projet d’Union pour la Méditerranée impose la reprise des relations d’Etat à Etat avec la Syrie, il est, en revanche inacceptable, d’inviter avec cynisme et désinvolture le Président Bachar EL ASSAD dans la tribune présidentielle.

Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député gaulliste de l’Essonne, Président de Debout la République

( NDLR: la photographie qui illustre ce message et celle du général Charles de Gaulle passant en revue les premières recrues des armées de la France Libre à Londres le 14 juillet 1940. Incontestablement, une autre époque ! )

Source: Debout La République


samedi 12 juillet 2008

Le Livre noir de la Défense


Tribune publié dans Valeurs Actuelles, le 10 juillet 2008

Le Livre blanc, qui fixe la doctrine et les priorités pluriannuelles des armées, est un document important versé au débat essentiel sur la Défense nationale, garantie de notre sécurité et levier de notre politique étrangère.

De ce point de vue, le Livre blanc 2008 renouvelle la pensée stratégique française, en définissant les nouvelles menaces qui pèsent sur notre pays et en pointant sans tabou les insuffisances – retard d’investissement, saupoudrage géographique des forces de projection,… - que l’on a laissé au fil du temps se développer dans les armées. Il reprend ainsi à son compte la préoccupation légitime de l’adaptation et de la rationalisation de l’outil de défense, afin de lui ménager des marges de manœuvre et une capacité nouvelle de redéploiement. Il en énumère également les priorités : l’anticipation, la dissuasion, la protection, l’intervention, l’interopérabilité et le renseignement.

« Objectif atteint », serait-on ainsi tenté de dire à ce stade de l’analyse. Hélas, cet authentique Livre blanc pour ce qui concerne le diagnostic, vire étrangement au noir dès lors qu’on se penche sur les solutions qu’il préconise… Comme pris de schizophrénie, il propose deux orientations totalement contradictoires avec la diversité des menaces qu’il détaille.

La première est la réduction du format des armées. Déjà diminuée après la réforme de la professionnalisation initiée par Jacques Chirac, la défense de notre pays serait sérieusement amputée si l’on suivait ses propositions.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si l’on mettait en œuvre les prescriptions du Libre blanc (stabilité des dépenses militaires en volume jusqu’en 2012, augmentation d’1% par an au-delà), notre effort de défense baisserait de 2,41% du PIB aujourd’hui, à 2% dans 5 ans. Nous nous placerions alors dans la division de l’Allemagne et de l’Italie. Car n’oublions pas que si l’on ôte les pensions (8,92 milliards d’euros, soit 0,48% du PIB) et les dépenses de la gendarmerie (5 milliards d’euros, soit 0,27% du PIB), nous nous situons aujourd’hui, en comparaison OTAN, seulement à 1,64% du PIB. Dans 5 ans nous serions descendus à 1,22%, soit à peine le niveau de l’Allemagne mais avec des obligations opérationnelles bien plus lourdes.

L’accent légitime porté sur le renseignement et le spatial sur lequel le Ministère a habilement communiqué ne suffira pas. En effet, comme l’affirment les militaires eux-mêmes : « Savoir sans pouvoir, ne sert à rien ». Abandon aux calendes du second porte-avions, réduction de notre aviation de combat, diminution importante de notre présence en Afrique (le « continent de l’avenir ») ou encore cure d’amaigrissement sans précédent de l’armée de terre, la France ne pourra plus jouer son rôle.

La seconde faute, cohérente d’ailleurs avec la première, est la réintégration complète de la France dans l’organisation militaire de l’OTAN. Une réintégration dont on ne voit pas les avantages mais dont on ne connaît que trop les inconvénients.

Les bénéfices sont inexistants car ce retour est précipité et contraint par l’impasse budgétaire. Et quel sera le poids d’une France qui réduit son effort de défense par rapport à un Royaume-Uni qui l’augmente ?

Comment ignorer que la contrepartie sine qua non réclamée initialement sur l’Europe de la Défense, a disparu ? Comment ne pas s’interroger, à l’instar d’Alain Juppé, sur ce qui ressemble de plus en plus à un marché de dupes ?

Alors même que nous sommes déjà acteurs de l’Alliance atlantique, avait-on besoin de donner davantage de gages à une organisation dépassée, devenue au fil du temps une police internationale aux ordres de Washington ?

Le Général de Gaulle avait anticipé, il y a 50 ans, l’avènement d’un monde multipolaire. C’est pourquoi il avait voulu que la France se dote des moyens industriels, scientifiques et militaires à la hauteur d’une politique étrangère indépendante et s’adressant à tous les peuples de la Terre.

Ce monde apparaît sous nos yeux, il a besoin plus que jamais - l’affaire irakienne l’a prouvé - d’une France libre et d’une Europe indépendante… Et que faisons-nous ? Par faiblesse, nous réduisons la voilure et confions à d’autres le fardeau !

Comment les Français, et surtout les autres Européens, se convaincront-ils de la nécessité d’un effort de défense ambitieux, dès lors que la France, en principe la première avocate de cette politique, y renonce elle-même ? Contresens historique et politique total ! Comme je l’ai indiqué lors de mon intervention à l’Assemblée nationale (à lire ICI) , une autre politique de la Défense est pourtant possible…

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste l’Essonne, Président de Debout la République

Source: Debout La République

Discours du Président à Strasbourg : des propos surréalistes

COMMUNIQUE DE PRESSE

Discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement européen : des propos surréalistes

Le Président de la République française a avoué clairement que les questions institutionnelles ne relevaient pas de la responsabilité des peuples « les règles de fonctionnement institutionnel sont l’affaire des parlementaires plutôt que d’un référendum ».

Faisant l’impasse sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, on se demande comment Nicolas Sarkozy a pu prononcer une telle énormité ? Cela revient de fait à nier le vote des Français, des Néerlandais et des Irlandais, trois peuples qui ont dit clairement NON.

Nicolas Sarkozy se rend-t-il compte qu’il prive la construction européenne de toute légitimité démocratique ?

Dans ces conditions, il va de soi que les élections européennes constitueront de fait dans toutes les Nations d’Europe le rendez-vous référendaire dont Nicolas Sarkozy veut priver les citoyens.

Ces derniers devront choisir entre l’Europe des élites condamnée par l’Histoire et l’Europe des peuples, la seule qui peut progresser.

Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député de l’Essonne, Président de Debout la République

Source: Debout La République

lundi 7 juillet 2008

En quelle langue va-t-il encore falloir le dire ?

« Le Figaro magazine », 21 juin 2008 Propos de Nicolas Dupont-Aignan, recueillis par Jean-Marc Gonin

« Le non démocratique, franc et massif des Irlandais au traité de Lisbonne apporte une nouvelle preuve que les peuples ne veulent pas de cette Constitution européenne. Car ce texte a été inventé pour contourner les non français et néerlandais aux référendums de 2005 qui portaient déjà sur cette Constitution.

Ceux qui veulent poursuivre le processus de ratification du traité de Lisbonne malgré le vote du peuple irlandais ne peuvent plus le faire que par référendum. C’est le seul moyen de lui donner une nécessaire légitimité populaire. En revanche, s’ils persistent dans la voie parlementaire, ce traité sera mort-né.

Il vaudrait mieux qu’ils abandonnent l’illusion supranationale et qu’ils arrêtent le processus qu’ils ont voulu imposer aux peuples.

Mais cela ne suffira pas. Chacun peut constater que les institutions nées des traités de Nice, d’Amsterdam et de Maastricht ne marchent pas. Les peuples perçoivent le vide démocratique qu’elles produisent. On a déshabillé les démocraties nationales et on a cru créer une démocratie européenne qui n’est qu’illusoire. La Commission, La Banque centrale européenne, la Cour de justice échappent au contrôle démocratique. On leur a concédé des pouvoirs considérables. La réaction du président de la Commission, José Manuel Barroso, au non irlandais le confirme. Pour lui, il faut passer outre. Cette attitude non démocratique est de type soviétique.

Il est urgent d’arrêter tout cela si l’on veut sauver la belle idée européenne. Nous devons aller vers une confédération d’Etats nationaux souverains qui coopèrent entre eux à la carte, qui s’entendent sur les terrains où l’Europe a besoin de se muscler et qui s’allient sur des projets industriels (comme ce fut le cas pour Airbus).

Les mariages forcés ne tiennent pas. La fuite en avant bureaucratique doit s’arrêter. Il faut restituer aux nations toute une série de pouvoirs qui ont été dévolus à Bruxelles. La France a certes besoin de l’Europe, mais d’une Europe à géométrie variable avec des coopérations ad hoc.

Enfin, il faut réformer la Banque centrale européenne pour sauver l’euro. Comme la FED américaine, la BCE doit être soumise à un contrôle politique.

Si nous ne parvenons pas à redonner aux Européens un sentiment de responsabilité politique au sein de ces institutions, l’ensemble du système va imploser. On ne peut pas construire l’Europe contre les peuples qui la composent. »

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste de l’Essonne Président de Debout la République

Quelle école pour nos enfants ?

Un Munich pédagogique,

Une catastrophe est en marche, plus grave que les nouveaux programmes de l’école primaire ou les suppressions de postes qu’on dénonce dans la presse ou dans la rue. Il sera facile, en effet, de revenir sur ces mesures.

La suppression de deux heures de classe dans l’enseignement primaire et la semaine de quatre jours risquent au contraire d’être irréversibles. Et personne ne dit rien ou presque. Le forfait s’accomplit dans l’indifférence générale. Munich s’était accompagné d’un « lâche soulagement ». Ce lâche consentement, lui aussi, annonce une débâcle.

Les comparaisons internationales nous montrent en mauvaise position et 10 % à 15 % des élèves qui entrent en 6e sont incapables de suivre. Et qu’est-ce qu’on fait ? On réduit la durée de l’enseignement ! A qui fera-t-on croire qu’il est possible d’apprendre mieux et plus en travaillant moins ? Même le ministre n’a pas osé dire du bien de cette mesure que lui a imposée - dit-on - un président qui n’a décidément pas besoin de réfléchir pour décider.

M. Darcos s’est borné à dire que nous restions « bien au-dessus de la moyenne des pays qui obtiennent les meilleures performances ». Mais s’ils réussissent, c’est parce qu’ils répartissent les heures de classe dans toute la semaine. Vingt-quatre heures sur six jours sont beaucoup plus efficaces que sur quatre : tout le monde le sait. Du professeur Debré au docteur Hubert Montagner, les médecins ont répété que six heures de classe pour des enfants de moins de 8 ans, c’est trop pour être efficace.

Avec trente-six semaines de quatre jours, l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 1er et le 8 mai, le 11 novembre, cela fera moins de 140 jours de classe par an. Il y en a 210 au Japon, 200 en Italie et au Danemark, 188 en Finlande, 190 en Grande-Bretagne. Et l’on se plaint du niveau des petits Français ? Il n’y a qu’une chose vraiment importante en éducation : c’est le travail des élèves. Sur quel miracle, sur quelle potion magique, M. Darcos compte-t-il pour compenser les amputations qu’il décrète ?

Tout le monde le sait, mais personne ne dit rien. Où sont les défenseurs du niveau, si prompts à dénoncer toute innovation pédagogique ? La vague promesse d’un retour aux bonnes vieilles méthodes les rassure : elles ont fait leurs preuves, disent-ils. Mais à raison de trente heures par semaine, sans compter les heures supplémentaires prodiguées à la veille du certificat d’études. Croient-ils par hasard qu’elles seront aussi efficaces à raison de vingt-quatre heures ?

Avec un cinquième de temps en moins, il leur faudrait un an de plus. Et qu’on ne nous raconte pas qu’on va se concentrer sur les « fondamentaux », alors qu’on ajoute encore des matières. Et les parents d’élèves ? Ce sont les premiers intéressés. Trop contents de disposer du samedi matin, ils se sont bornés à des protestations de principe. Mais on pouvait leur donner cette matinée en prenant celle du mercredi ; un tribunal administratif vient de statuer que c’était compatible avec le catéchisme.

On pouvait aussi généraliser ce qui avait été accepté dans les départements qui avaient adopté la semaine de quatre jours : raccourcir un peu les vacances. Pas du tout : on supprime ces journées supplémentaires. Les princes qui nous gouvernent ne sont pas mesquins… La preuve ? Cette mesure ne rapporte rien au budget ; c’est pur cadeau.

Et les enseignants ? Rendons-leur cette justice : ils n’ont rien demandé. Les institutrices sont les premières inquiètes. Elles qui font travailler les élèves - car la classe n’est pas un cours -, elles mesurent mieux que quiconque l’impossibilité de faire plus avec moins et elles savent qu’on les rendra responsables, demain, des échecs de l’école. Mais comment refuser un cadeau pareil ? Et pourtant, cette mesure compromet, plus que bien d’autres qui provoquent des grèves, l’enseignement de haut niveau et la qualité du service public que les syndicats prétendent défendre.

Le résultat de ces lâchetés et de ces hypocrisies est connu d’avance : le nombre des élèves incapables de suivre en 6e va augmenter. Je dénie à quiconque ne proteste pas aujourd’hui de toutes ses forces contre cette mesure le droit d’ouvrir demain la bouche pour déplorer cet échec majeur.

Ceux qui se prétendent démocrates et défenseurs du service public et ne dénoncent pas aujourd’hui cette entreprise de déconstruction sont des menteurs. Les parents informés des classes moyennes et supérieures sauront compenser, par des recours divers et payants, mais fiscalement avantageux, les insuffisances organisées de l’école publique. Les milieux populaires, eux, feront les frais de cette amputation.

Il ne faut pas se payer de mots. J’attends qu’on m’explique comment des programmes plus copieux contribuent au resserrement sur les fondamentaux, et comment on apprend plus et mieux en travaillant moins.

Source: Debout La République

dimanche 6 juillet 2008

Loi « Création et Internet » : La création d’une citoyenneté de seconde zone sur Internet.

Article de Nicolas Dupont-Aignan publié le 4 juillet 2008

Par la validation le mois dernier en conseil des ministres de la loi «Création et Internet », l’industrie du divertissement voit l’aboutissement de plusieurs années de lobbying intensif auprès des décideurs politiques. Ce projet prévoit la mise sous tutelle des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) par une Haute Autorité (dite Hadopi) contrôlée par l’industrie du divertissement afin de surveiller l’ensemble des communications sur internet.

« Consommez et obéissez », tel est le message de cette industrie aux internautes par la voix du gouvernement Fillon.
  • Consommez car le principe même des échanges qui est le fondement de l’Internet est remis en cause par le filtrage de la connexion attribué à l’industrie du divertissement qui devient de fait une sorte de vigile du net décidant de ce qui sera échangeable ou non dans une logique commerciale.
  • Obéissez sinon c’est la coupure de connexion. Elle se fera sur la base de relevés détaillés de l’usage de la connexion de l’ensemble des internautes français.
Soumis à l’arbitraire d’une juridiction d’exception obéissant à une logique de profits et disposant de moyens de force publique, les internautes deviendront de fait des citoyens de seconde zone dont les droits constitutionnels sont passés à la trappe : ils risquent à tout moment les foudres des vigiles du net pour un malheureux MP3 téléchargé.

D’autant qu’il existe une autre solution : la licence globale. Je comprends les auteurs qui doivent recevoir une rémunération. Mais leurs intérêts dans ce cas sont nettement divergents par rapport à ceux de l’industrie. La mutation technologique induit fatalement une modification du modèle économique de distribution des œuvres que les majors refusent, cela n’est plus possible sauf à être liberticide et à tout contrôler. Ce sont les moines-copistes de l’ère moderne qui, pour conserver leur privilège de copier la bible, se sont lancé dans un combat d’arrière garde afin d’interdire l’imprimerie.

Par ailleurs le gouvernement n’est pas le seul à blâmer dans cette affaire, la Commission européenne de Monsieur Barosso ne se prive pas d’apporter sa pierre à l’édifice.
En effet sous l’impulsion de la commissaire luxembourgeoise, Viviane Redding, des députés européens sont an train de modifier le droit européen pour autoriser la mise en place de mécanismes de traque des internautes en contradiction totale avec la directive sur la vie privée.
Semaine de 65 heures, poulet chloré, viol de la vie privée… Le premier semestre 2008 aura été riche en « innovations » pour la Commission européenne. La cupidité de quelques-uns associée à la servilité des élites forment un cocktail assez amer pour ceux qui se soucient de savoir si nous vivons encore en République.

Le sujet peut paraître aride mais il est essentiel. Les modifications législatives actuelles sur les technologies informatiques portent en elles la négation pure et simple des droits fondamentaux des citoyens : des droits de l’homme.

Source: Nicolas Dupont-Aignan

vendredi 4 juillet 2008

Pendant les vacances, l’Union Européenne institue le viol de la vie privée

Communiqué publié le 4 juillet 2008

Le 7 juillet aura lieu un vote décisif dans la réforme du droit européen sur les communications électroniques dit « Paquet Télécom ». En ce moment même un eurodéputé britannique conservateur, Malcolm Harbour, se fait le petit télégraphiste de la BSA (Business Software Alliance) une association contrôlée par des éditeurs de logiciels, dont Microsoft, afin d’introduire dans le droit européen les mesures permettant de surveiller les communications des internautes dans le but de détecter des violations de propriété intellectuelle.

Comme il est techniquement impossible de faire ce type de détection sans surveiller la totalité des communications, c’est la globalité des usages de l’ensemble des internautes que les fournisseurs d’accès seront contraints d’espionner : mails, navigation, messagerie instantanée, jeux en réseau ….

Cela revient à ouvrir la totalité des courriers à la poste pour espionner les correspondances afin de voir si ce qui est écrit est conforme aux oukases d’un groupe d’intérêts.

Notons que le rapporteur du « Paquet Télécoms » Catherine Trautmann, eurodéputée ancienne ministre socialiste de la culture, et Bernadette Vergnaud eurodéputée PS qui « travaille » aussi sur le sujet, ne semblent pas vraiment s’opposer à ce saccage d’un droit fondamental, celui de la vie privée.

Debout La République dénonce vivement cette dangereuse logique de négation des droits fondamentaux des citoyens sous prétexte de « moderniser » la législation sur les technologies de l’information et de la communication.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Député gaulliste de l’Essonne, Président de Debout la République

Source: Debout La République

jeudi 3 juillet 2008

La Grande Muette qui ne l'est plus, Escalette, Ingrid et la Nouvelle Pravda

Article de David Desgouilles publié le 3 juillet 2008

Alors que le Président de la République prenait la décision, cohérente dans son horreur, de réduire le format des nos armées de 25 % et de réintégrer les structures de l'OTAN, les langues commençaient à se délier dans la Grande Muette. Carcassonne et cet accident malheureux sont venus mettre un terme à ses soubresauts aussi inhabituels que légitimes : Nicolas Sarkozy considère l'Armée comme France Télévisions. C'est sa chose.

Dans ce blog politique, je n'aborde pas souvent le football qui est pourtant une passion. Le Président de la Fédération Française de football, Monsieur Escalette, m'y force aujourd'hui. Le soir de la déroute française contre les Pays-Bas (1-4), il osa ce mot qui eut le don de me mettre en colère : "Ce qui s'est passé en Irlande aujourd'hui est beaucoup plus grave que cette défaite". C'était le même jour que le référendum du peuple irlandais. Monsieur Escalette est sorti de son rôle en prenant une position partisane. Aujourd'hui, il renouvelle sa confiance à ce lui qui a mené l'équipe de France au fiasco lors de ce championnat d'Europe. Ce Monsieur Domenech, qui confond vie privée et boulot, ressemble tant à Nicolas Sarkozy...

Ingrid Betancourt est libre. Nicolas Sarkozy n'y est absolument pour rien. Le président Uribe et l''Armée colombienne ont fait le boulot, alors que notre président avait tout misé sur d'autres voies que l'intervention militaire. Il est ridicule. Comme d'habitude.

Nous avons une Nouvelle Pravda. Le site internet du Figaro a coupé la vidéo de remerciements d'Ingrid Betancourt. Ceux qui étaient adressés à Jacques Chirac et à Dominique de Villepin (qu'elle qualifie au passage d'ami) ont été découpés à la serpe. TF1, Europe 1, Dassault-Figaro...Pourquoi Nicolas Sarkozy veut-il à ce point contrôler la télé publique alors qu'il contrôle déjà les médias privés ?

Source: David Desgouilles

« Arrêtons de rêver à une Europe uniforme à 27 ! »

« Le chef de l’Etat s’est placé dans une contradiction insurmontable »

LE MONDE | 02.07.08

Nicolas Dupont-Aignan, ancien UMP, député (non inscrit) de l’Essonne, est président de Debout la République. Il a mené campagne en 2005 pour le non au traité constitutionnel européen et a voté contre la ratification du traité de Lisbonne.

Que vous inspire le déploiement des drapeaux français et européens pour la présidence française de l’Union Européenne ?

Pour qu’un drapeau ait un sens dans la conscience collective, il faut qu’il représente quelque chose de positif, qu’il y ait une légitimité démocratique. Or, l’Union européenne d’aujourd’hui n’en a aucune puisque ses dirigeants bafouent ouvertement le suffrage universel et veulent imposer aux peuples une Europe qui ne marche pas. Le décalage saisissant entre la multiplication des drapeaux européens et l’échec patent de l’Union à améliorer la vie de ses citoyens explique le rejet des peuples, de plus en plus lassés du double discours permanent.

Après le non irlandais au traité de Lisbonne, quel plan B proposez-vous ?

Les dirigeants européens auraient dû accepter les refus référendaires des Français et des Néerlandais et ne pas chercher à les contourner. Le non irlandais montre que les peuples n’ont pas été dupes. Il fallait donc reconnaître ce vote populaire et suspendre le processus de ratification. Le président polonais et le président tchèque se chargeront de le faire. Ce traité est mort. L’Europe qu’il met oeuvre ne fonctionne pas. Le plan B est simple. Rompre les négociations avec la Turquie et lui offrir un partenariat. Revoir le statut de la Banque centrale européenne pour y inclure un objectif de croissance économique et de lutte contre le chômage. Rendre des compétences aux Etats-nations pour gérer leurs propres affaires. Développer des coopérations à la carte sur les sujets essentiels qui permettront à l’Europe de peser dans la mondialisation - sciences, industrie, environnement… En un mot, arrêter de rêver une Europe uniforme à vingt-sept, impossible à construire, pour bâtir la seule qui peut marcher : celle des coopérations à géométrie variable.

Quelles devraient être les priorités de Nicolas Sarkozy durant sa présidence ?

Nicolas Sarkozy s’est placé dans une contradiction insurmontable. D’un côté, il épouse, par lucidité, la protestation sourde des peuples. Il met même de l’huile sur le feu en faisant croire aux Français que l’Europe lui interdit, par exemple, de baisser la fiscalité sur l’essence. De l’autre, il vénère toujours le mythe de l’Europe politique et, à Bruxelles, signe tous les textes dont il conteste les effets à Paris. Ce grand écart est irresponsable, à la fois pour la belle idée européenne qui mérite mieux et pour la mise en oeuvre de sa propre politique qui, aujourd’hui, est dans l’impasse.

Propos recueillis par Patrick Roger Article paru dans l’édition du 03.07.08

Source: Debout La République

mercredi 2 juillet 2008

arrestations de militants souverainistes

édition du 2 juillet 2008

L’UMP a organisé à grands frais sa kermesse mondialiste sous l’Arc de Triomphe de la place de l’Etoile à Paris, pour marquer le début de la présidence de l’Union européenne assurée par Nicolas Sarkozy pour six mois.

Les souverainistes se sont invités à la manifestation et ont accueilli les intervenants sous les cris de “trahison”, “forfaiture”, “gribouille”, “non au traité mal traité”, etc.

Cette opposition n’étant pas appréciée par les membres de l’UMP, la police est intevenue et a procédé à quatre arrestations de militants souverainistes, dont René Delacroix, président de l’Alliance pour la Résistance nationale (ARN), qui ont été placés en garde à vue au commissariat du 8e arrondissement de Paris, apprend-on du Collectif souverainiste.

Il ne fait pas de doute que Nicolas Sarkozy ne supporte aucune opposition à sa politique, notamment européenne, qui ne repecte pas le choix des peuples français, hollandais et irlandais. Dans ce climat délétère, la présidence de Nicolas Sarkozy s’annonce extrêmement difficile. Il semble cultiver l’art et la manière de se faire des ennemis. Partout où Sarkozy passe, le démocratie trépasse.

Non content de désavouer les peuples, il invective un Commissaire européen. Est-ce une nouvelle méthode musclée de relations diplomatiques ?

La présidence de Nicolas Sarkozy s’annonce d’autant plus délicate qu’elle rencontre une opposition des chefs de gouvernement de la Pologne et de la République slovaque, qui considèrent que le vote irlandais rend caduc le traité de Lisbonne. Nicolas Sarkozy répondra-t-il sans trop de crispation aux évidences que nous rappellent avec élégance les nations du nord européen ?

Source: Webtélé libre des souverainistes

mardi 1 juillet 2008

Europe : les raisons de la colère


Article de Nicolas Dupont-Aignan publié le 1er juillet 2008

Les dirigeants européens ressemblent de plus en plus à des enfants en colère qui, rappelés à l’ordre par leurs parents, cassent leurs jouets de fureur.

En l’occurrence ce sont les peuples, par le suffrage universel, qui, à trois reprises, les ont rappelés à l’ordre, opposant une saine résistance à la tentative de leur imposer une Union européenne toujours plus supranationale.

Plutôt que d’écouter la voix des peuples, de tenter de comprendre la motivation des rejets référendaires, les dirigeants ont joué l’épreuve de force, le contournement du vote populaire, en un mot la crise. Une crise dont ils font ensuite porter la responsabilité aux peuples pour culpabiliser ceux qui ne pensent pas comme eux.

Ce jeu est particulièrement dangereux pour l’idée européenne elle-même qui est de plus en plus assimilée à la manière de construire l’Europe. En refusant aux peuples de décider librement et démocratiquement le visage de l’Europe, ils condamnent les Européens à avaliser une « mauvaise » Europe ou à rejeter toute Europe.

Dans ce contexte, le Président de la République, navigue à vue, jetant sans s’en rendre compte beaucoup d’huile sur le feu, sans aucune chance de succès. D’un côté en effet, il épouse le diagnostic populaire en reconnaissant que cette Union européenne ne marche pas mais, de l’autre, il s’incline de fait devant la technocratie européenne laissant s’aggraver les dérives qu’ils contestent.

Ce fossé entre les discours à Paris et les décisions à Bruxelles est saisissant.

  • Pourquoi reconnaître les failles de l’Union européenne et vouloir imposer aux Irlandais un nouveau vote pour poursuivre la ratification ?
  • Comment faire toujours campagne contre l’adhésion de la Turquie et accepter l’ouverture des chapitres de négociations à Bruxelles, sans parler même de la suppression du caractère obligatoire du référendum sur la Turquie ?
  • Pourquoi critiquer la gestion de la Banque Centrale européenne et au lendemain de son élection, fort du soutien du peuple, ne pas exiger au moment de la signature du Traité de Lisbonne, un changement de statuts de la Banque Centrale européenne ?
  • Comment oser demander des plafonnements de TVA sur l’essence, alors qu’il sait que ses partenaires ne le souhaitent pas et qu’il suffirait d’agir au niveau national ?


En vérité, l’Union européenne est à un tournant de son histoire. La construction artificielle, bureaucratique et anti démocratique construite à Bruxelles engendre irresponsabilité politique, confusion et immobilisme, terreau idéal pour la régression économique et sociale comme pour le recul de la démocratie.

Les institutions communautaires veulent s’occuper de tout dans la vie des Nations mais ne sont pas capables de les faire coopérer dans quelques domaines clés pour faire de l’Europe le multiplicateur de puissance dont on a tant besoin pour relever les défis de la mondialisation.

Le choix est simple : allons-nous continuer à subir cette impuissance collective ou, au contraire, garder le meilleur de la réconciliation de l’Après-Guerre tout en osant lutter contre le moins bon (voire le pire) qui dénature la belle idée européenne ?

Le Chef d’Etat qui osera proposer le plan B sera au rendez-vous de l’histoire et sauvera l’Europe.
La tâche n’est pas aisée, certes. Il faut à la fois appuyer sur le frein de l’intégration uniforme à 27 et sur l’accélérateur des coopérations à la carte. Il faut savoir résister aux intérêts qui, aujourd’hui, gouvernent le Monde et l’Europe, pour défendre le seul intérêt général. Il faut avoir une vision géopolitique pour établir des partenariats avec la Russie, la Turquie, le Maghreb, tout en stoppant l’élargissement sans fin.

Ces huit propositions que je formule (et que vous pouvez retrouver ici en un seul clic : ICI ), donneraient un espoir aux Français et aux Européens qui pourraient à nouveau réconcilier leur amour de la Nation et leur souhait de vivre ensemble.
Source: Nicolas Dupont-Aignan