samedi 31 mai 2008

Honte à notre Justice française

Article de Nicolas Dupont-Aignan publié le 30 mai 2008

La décision du Tribunal de Grande Instance de Lille annulant un mariage car la jeune mariée n’était plus vierge est ahurissante ! La virginité serait donc une « qualité essentielle » du mariage. La répudiation judiciaire est instaurée. La femme devient une marchandise ! L’égalité est bafouée !

Honte à la Justice française !

Source: Nicolas Dupont-Aignan

NDA invité de « Parlons net »

http://www.marianne2.fr/Nicolas-Dup...


« A chairde Gaeil ! » Chers Amis d’Irlande…


APPEL AUX CITOYENS LIBRES DE LA REPUBLIQUE D’IRLANDE

Chers Amis d’Irlande,

Vous vous prononcerez le 12 juin prochain sur la ratification du traité de Lisbonne, qui engage fondamentalement votre destin de peuple libre et souverain.

« Libre et souverain » : nous autres, Français et Irlandais, avons gardé en mémoire ce que signifient ces mots, nous mesurons pleinement leur valeur incomparable et le prix parfois très lourd qu’il a fallu acquitter pour les conquérir ou les préserver.

J’ai pu constater aujourd’hui, parmi vous, que l’esprit de liberté et l’exigence de dignité démocratique sont bien vivants à Dublin. C’est là un des nombreux points communs entre nos deux pays, déjà liés par le souvenir de luttes communes et la sympathie naturelle envers les peuples opprimés qu’inspirent certaines épreuves de l’histoire.

En Irlande comme en France, on sait très bien qu’il faut parfois résister, car, comme le disait si bien un grand Français et un grand ami de l’Irlande, Charles de Gaulle : « A force de dire oui à tout, on disparaît soi-même. » Dans nos deux pays, on sait que lorsqu’on défend la liberté chez soi, c’est l’idée même de la liberté chez ses voisins et au delà que l’on porte en même temps.

C’est dans cet état d’esprit que je suis venu m’adresser à vous aujourd’hui, en ce 29 mai si symbolique pour la France et l’Europe. Il y a trois ans jour pour jour, 16 millions de Français ont dit non en toute connaissance de cause aux dérives d’une Union européenne devenue folle qui abîme la belle idée européenne. Une Union qui ne bâtit plus l’Europe mais démolit les nations. Une Union qui ne protège pas les faibles mais renforce la domination des puissants. Une Union qui ne s’affirme pas comme un pôle de stabilité et de paix mais se met aux ordres des fauteurs de guerre.

Il y a trois ans, 16 millions de Français se sont levés pour exprimer ce qu’ils pensaient eux-mêmes et ce que pensait une écrasante majorité de citoyens des autres pays, privés de référendum : « Changeons d’Europe, restaurons les libertés, respectons nos diversités dont nous nous enrichissons les uns les autres ! » Hélas, le « concert européen », comme on l’appelait déjà à l’époque du traité de Vienne en 1815, a depuis réussi, avec la complicité de nos propres dirigeants, à faire rentrer dans la gorge son « non » au peuple français.

Contrairement aux personnalités étrangères qui viennent chaque jour, sur le ton de l’amitié feinte ou de la menace à peine voilée, vous expliquer comment voter, je ne vous dirai pas « Votez ceci, ne votez pas cela ! » Il y a trois ans, nous avons nous-mêmes trop souffert de cette odieuse ingérence dans un référendum ayant valeur de vote d’autodétermination. Le saviez-vous ? On a même vu alors un ministre britannique des Affaires européennes venir en France insulter la moitié du peuple français, c’est-à-dire le peuple français tout entier, en présence et avec la bénédiction d’un de nos propres ministres !

Ainsi, je suis simplement venu vous dire deux choses aujourd’hui. Ne vous laissez pas intimider ni culpabiliser par ceux qui soi-disant savent à votre place ! Et surtout, n’ayez pas peur de laisser parler librement votre conscience. Vous n’êtes pas seuls : des dizaines, des centaines de millions de citoyens anonymes réduits au silence en France et partout en Europe, seront à vos côtés le 12 juin. A vos côtés pour construire enfin l’Europe de justice, de paix et de liberté que nous voulons tous !

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député français Président de Debout la République

Source : Debout La République

jeudi 29 mai 2008

Réponse aux protestations qui ont suivi la remise de la Légion d'honneur à Céline Dion

Article de David Desgouilles publié le 28 mai 2008

Il y a quelques jours, on a entendu des protestations énergiques face à la remise de la Légion d'honneur à Céline Dion. Cela me donne l'occasion de pousser un coup de gueule.

Ceux qui ont ainsi poussé des cris d'orfraie face à la soi-disant dégradation de cette décoration bicentenaire ont-ils autant protesté lorsque Sylvester Stallone et Sharon Stone furent l'objet d'une telle gratification ? Les deux acteurs américains qui furent connus, l'un pour boxer et mitrailler à la gloire de l'Amérique, l'autre pour avoir écarté les jambes afin de nous donner le spectacle -agréable, il est vrai- de son intimité, ne parlent pas un mot de français. Denise Bombardier, romancière québecoise, a bien raison de fustiger notre presse carpette face aux Américains. Presse qui traite parallèlement nos cousins québecois en peuplade de ploucs.

Je suis le premier à rire des sketchs hilarants de Laurent Gerra mettant en scène l'ingénuité de la chanteuse québecoise. Mais Céline Dion a vendu des dizaines de millions de disques en langue française dans le monde. Cela vaut largement une Légion d'honneur quand on a attribué cette dernière à des chanteurs français qui quittent leur pays à leur première déclaration d'impôt.

Source: David Desgouilles

Pour présenter des listes républicaines et indépendantes aux élections européennes de juin 2009

Européennes : Dupont-Aignan veut faire des listes pour « une autre Europe »

28/05/2008 12h03 GMT - PARTIS-UE-EUROPÉENNES-DLR - Nouvelles de France - AFP

Le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), opposant au traité de Lisbonne et à la Constitution européenne, a annoncé mercredi le lancement d’une souscription afin de financer des listes aux prochaines élections européennes pour « une autre Europe ».

« Nous voulons rassembler les gens qui ont voté +non+ à la Constitution, non parce qu’ils étaient contre l’Europe ou le capitalisme, mais parce qu’ils veulent construire une autre Europe, plus démocratique », a déclaré à l’AFP l’ancien député UMP, qui siège aujourd’hui en non-inscrit à l’Assemblée nationale.

Le tract que va distribuer Debout la République propose aux « nonistes » de 2005 de verser « 5 euros pour faire respecter (son) vote » de l’époque, par la constitution de « listes républicaines qui défendent la voix du peuple ».

La « charte » présentant la philosophie de cette « autre Europe » sera présentée en septembre, lors d’une université d’été de Debout la République, a précisé M. Dupont-Aignan.

Il s’agit par exemple de réclamer « la fin de l’élargissement sans fin » de l’UE, ou le « rétablissement de la liberté pour chaque pays d’organiser ses services publics comme il l’entend », a indiqué M. Dupont-Aignan.

Il s’agit aussi de revendiquer « un changement institutionnel complet » permettant de passer de « l’Europe supra-nationale à l’Europe confédérale », a-t-il dit.

« Si nous arrivons à proposer un projet positif pour l’Europe, qui s’adresse aux républicains de gauche et de droite, nous pouvons bouleverser le jeu politique en France », a estimé M. Dupont-Aignan.

« Il y a des millions de Français qui ont voté +non+ à la Constitution et ne se reconnaissent ni dans Villiers, ni dans Besancenot, ni dans Le Pen », a-t-il estimé.

Debout la République est le petit parti fondé par Nicolas Dupont-Aignan, pour revendiquer notamment l’héritage du gaullisme. M. Dupont-Aignan a rompu avec l’UMP en janvier 2007, au moment où le parti s’était rangé officiellement derrière la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle.

lby/swi/bg

© 1994-2008 Agence France-Presse

Source: Debout La République

mardi 27 mai 2008

Sarkozy fait don de sa femme à la France

Par Nicolas Domenach publié le 27 mai 2008

François Mitterrand avait la Roche de Solutré. Nicolas Sarkozy a Rungis. Une chambre froide ? Non, une chambre ardente… Il s'y sent inspiré. Plus encore qu'au plateau des Glières dont il a voulu faire un centre de pèlerinage symbolique ! Le marché de Paris reste son lieu de prédilection. Sa campagne avait pris son essor là après son lancement à la porte de Versailles. Il aime cette palpitation d'hommes et d'entrailles, ces odeurs fortes et ces forts des Halles à la virilité gaillarde et fraternelle. Comme eux, il adore le Tour de France, le foot, les femmes, les bourrades amicales, les bonnes blagues et le travail bien fait. C'est sur ce thème d'ailleurs qu'il avait effectué son premier déplacement de campagne si réussi. Il avait d'ailleurs la tenue adéquate : blanc sur blanc avec pull noir à col roulé parce qu'il y fait froid. Aujourd'hui, c'est cravate costume, tenue de responsable mais sur le terrain. Et refuse la casaque blanche : il faut faire présent mais aussi président. Avant il se voulait un travailleur parmi d'autres qui vantaient le travail bien fait et l'avenir qui devait sourire davantage à ceux qui se lèvent tôt. Mais ça grimace…

On y est maintenant dans le futur et pour ceux qui se lèvent tôt ça ne s'est pas amélioré. Il s'en fout… La crise financière internationale, les culbutes du « baroil », les hausses des prix, le pouvoir d'achat en berne… Les Français ne sont pas contents et leur mécontentement se focalise sur le président qui a beaucoup promis, en tout cas d'être justement le président du pouvoir d'achat aujourd'hui.

A peine 35 % d'opinion favorable, selon le sondage IFOP - JDD, son plus bas historique, et 16 points de moins que François Fillon… Plus de 67 % des Français qui désapprouvent sa politique économique d'après la dernière enquête BVA - Les Echos - France Inter, le rejet est patent et sévit tout particulièrement dans les catégories sociales que le sarkozysme entendait privilégier, les ouvriers et les employés qui, à plus de 70 %, se rangent dans le rang des mécontents d'une situation économique qui n'est pourtant pas totalement noire. En effet, sur l'emploi, les résultats sont plutôt satisfaisants. Mais les Français n'y croient pas et ne créditent pas le gouvernement de son action contre le chômage.

Rungis, ça change des palaces

C'est une des raisons qui ont poussé Nicolas Sarkozy et son épouse à se lever dès pot(i)ron-minet. Le président ne veut pas se résigner à ne pas être crédité de ce qui va bien puisqu'on lui impute ce qui va mal. Il l'a dit et répété en Conseil des ministres « c'est parce que nous n'expliquons pas assez et mal notre action que celle-ci n'est pas suffisamment prise en compte ». A la vérité, le chef de l'Etat pense surtout que ce sont les autres qui expliquent mal. Il faut qu'il s'occupe de tout, les Français l'ont élu pour ça, pas pour se balader au Kanchatka. Surtout avec Carla.

C'est son analyse du décrochage de la cote de popularité qu'il livre à qui veut l'entendre : avec son mariage rapide, les Français ont cru qu'il se détournait d'eux. Ils se sont sentis trompés, abandonnés. Un lien de confiance était rompu et c'est une autre histoire qu'il faut reprendre, réécrire. Avec Carla, pour montrer qu'il n'y a pas de contradiction entre ses épousailles et son action. Il y aurait même complémentarité, renforcement. La première Dame de France appartient à la France. « Sa » femme, il en fait aussi don au pays. Il est en couple en politique. Même si ça fait choc thermique, enfin photographique, de la voir, petite chose fragile comme une porcelaine « déplacée » dans le ventre de Paris qui ne ressemble pas aux palaces qu'elle fréquente à l'ordinaire. Le coup de com affiné des « chaleurs» aux conseillers élyséens et à l'assistance très égrillarde…

Mais Nicolas Sarkozy a toujours fonctionné ainsi, associant son épouse à son aventure et poursuivant le mythe d'un couple jeune et moderne à la Kennedy au sommet de l'Etat. C'était une des premières phrases qu'il avait prononcées lorsqu'il rencontra Carla Bruni chez Séguéla, alors qu'il l'invitait à venir en vacances en Egypte. « Vous nous imaginez en face des pyramides tous les deux, ce serait encore mieux que Kennedy et Jackie ». Les pyramides, c'était une erreur. Rungis, il pense que ça devrait être une réussite. Car c'est en proximité que pour lui se jouerait la reconquête de l'opinion.

Sarkozy ne croit toujours pas à l'élévation du chef de l'Etat au-dessus de la mêlée. « Le président éthéré, arbitre, c'est mort », ne cesse-t-il de répéter. Au contraire, il faut en rajouter dans l'engagement, dans la volonté, dans le corps à cœur avec les Français. Sarkozy a adoré ainsi son équipée d'hier dans une petite entreprise familiale avec cette photo reprise par la presse où on le voit parlant au milieu des employés. Aucun président n'a fait ça avant lui. Pour lui, c'est mieux que Sartre en 1968 s'adressant aux ouvriers de Renault. Il est au milieu du petit peuple qui l'écoute: il a les mains ouvertes de celui qui veut convaincre, qui tient son auditoire populaire à bout de bras et de mots. C'est ainsi qu'il veut reconquérir la France. Comme Ducros, il se décarcasse, alors Rungis, il croit qu'il ne pouvait pas trouver mieux.

Source: Marianne

Le dangereux trompe-l’oeil de la réforme institutionnelle


« C’est de Gaulle qu’on assassine ! »

France-Soir, mercredi 21 mai 2008

Quelle est votre position sur le projet de réforme des institutions ?

Ce texte est un trompe-l’œil. On nous parle de renforcer les droits du Parlement, mais la majorité absolue est aujourd’hui détenue par l’UMP. Or celle-ci n’a plus de président élu par les militants et est totalement dirigée par l’Elysée ! Le général de Gaulle n’a jamais imaginé un système bipartite dans lequel un seul parti détiendrait tous les pouvoirs. Pour que ce projet soit réellement cohérent, il faudrait introduire une dose de proportionnelle aux législatives afin d’avoir une Assemblée réellement républicaine où serait représentée tous les courants de la société française. Mais cela, Nicolas Sarkozy n’en veut pas. C’est pourquoi, en l’état, je voterai contre ce texte.

L’opposition et une partie de la majorité est pour le moment hostile au projet. Selon vous, celui-ci sera-t-il rejeté ?

Oui, je doute que cette réforme passe, sauf à voir le PS se faire hara-kiri ou l’UMP se renier. Et les exigences des uns sont incompatibles avec celles des autres. Nicolas Sarkozy le sait très bien. Et je le soupçonne de se servir du texte pour éviter les débats sur d’autres sujets beaucoup plus essentiels comme la politique étrangère, le pouvoir d’achat ou les délocalisations. Ce projet de loi est une diversion.

Que vous inspire la possibilité pour le Président de venir s’exprimer devant le Parlement ?

Il peut déjà s’exprimer devant les Français. Sa présence devant les parlementaires n’apporterait rien et tuerait définitivement le rôle du Premier ministre. Cela montre bien la volonté de Nicolas Sarkozy de tout faire, de tout dire, de tout contrôler. Les Français attendaient un président de la République, ils ont un super Premier ministre. Les couacs à répétition découlent de cette situation. Selon moi, le Président doit incarner la Nation, fixer la politique étrangère, tracer les grandes orientations intérieures. Il doit laisser un peu d’oxygène à son gouvernement, à sa majorité, à la vie politique en général. A force d’être insatiable, Nicolas Sarkozy devient anxyogène pour les Français.

Selon vous, cette réforme va-t-elle modifier l’esprit des institutions voulu par le général De Gaulle ?

Mais il trahit déjà cet esprit par son exercice du pouvoir ! Cette « certaine idée de la France », qui consistait à défendre une République libre, indépendante des Etats-Unis et des puissances d’argent, est systématiquement mise à mal. Même si je reconnais que quelques réformes positives ont été adoptées, je suis stupéfait par ce cynisme érigé en politique consistant à faire ce qui n’avait pas été annoncé pendant la campagne présidentielle et à renoncer à ce qui avait été promis. Cette réforme des institutions ne fait que s’inscrire dans la continuité du reste. C’est sûr, avec cette réforme, c’est le général de Gaulle qu’on assassine ! Toute la question est de savoir si les Français supporteront cela encore quatre ans. L’émergence d’une alternative gaulliste et républicaine est en tout cas impérative à droite. Sinon, aux prochaines élections, nous subirons en puissance 10 la défaite que nous avons connue aux municipales.

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Intervention lors du débat sur le projet de loi constitutionnelle de Jean-Pierre GRAND

Monsieur le Président, Monsieur le Premier-Ministre, Madame le Garde des Sceaux, Mes chers Collègues,

Le préambule et l’ensemble des articles de la Constitution forment philosophiquement, juridiquement et politiquement un tout cohérent. Aussi, vous comprendrez que l’on puisse s’interroger sur les motivations du Gouvernement de dissocier l’examen du préambule de la Constitution du texte aujourd’hui soumis au vote du Parlement, alors qu’une nouvelle rédaction a été confiée par le Président de la République à une commission présidée par Simone Veil.

Ce projet de loi réécrit plusieurs dizaines d’articles de notre Constitution. Il s’agit là d’une modification en profondeur de notre loi fondamentale.

Je n’ai pas d’opposition particulière à l’article 2, limitant désormais à deux le nombre de mandats consécutifs pour un Président de la République. Cette disposition ne remet pas en cause les fondements de nos Institutions, mais c’est probablement la seule.

L’article 4, permettant au Parlement de valider la nomination de personnalités appelées à exercer de hautes fonctions, est dangereux pour de multiples raisons.

- On peut imaginer que les partis politiques vont immanquablement reprendre la main sur les nominations.

- On peut craindre que des personnalités pressenties fassent un travail de lobbying auprès des élus.

- On peut prévoir de fatales opérations de déstabilisation des candidats.

En ce qui concerne la nomination des membres du Conseil Constitutionnel, appelés à se prononcer sur la constitutionnalité de l’activité parlementaire, mais également à trancher les contentieux électoraux des députés et des sénateurs, cette disposition remet en cause leur indépendance. Je rappelle que le parlement est déjà largement associé à la composition du Conseil Constitutionnel au travers du pouvoir personnel de nomination du président de chaque assemblée, ce qui évite les inconvénients que je viens de soulever.

L’article 7 du projet de loi prévoyait que le Président de la République puisse prendre la parole dans cet hémicycle. Je note avec satisfaction que la commission des lois en a rejeté l’idée. Cette disposition ne pouvait être acceptable dans la mesure où notre Constitution fixe clairement la responsabilité politique du Premier Ministre et de lui seul devant le Parlement qui peut le censurer.

Je n’imagine pas un seul instant le Président de la République, qui dispose du droit de dissolution de l’Assemblée Nationale, venir devant nous, défendre sa politique mise en œuvre par le gouvernement (en dehors des périodes de cohabitation) et ne laisser aux députés d’autre choix que de déposer une motion de censure contre le Premier Ministre.

La solution de repli à Versailles, en configuration de Congrès du Parlement, ne présente pas d’inconvénient institutionnel majeur, l’usage nous en dira plus.

L’article 10, permettant aux ministres de retrouver automatiquement leur siège de député ou de sénateur dès lors que cesse leur fonction gouvernementale, laisse augurer de multiples changements dans la composition des gouvernements ce qui apparaitra très vite comme un retour à l’instabilité gouvernementale.

Le vote de résolutions, tel qu’il est prévu à l’article 12, est de nature, dans le pire des cas à gêner l’action gouvernementale et dans le meilleur des cas à être sans influence.

L’article 16, modifiant l’article 42 de la Constitution, prévoyant que les projets de loi examinés en séance publique sont ceux de la commission et non plus ceux du Gouvernement, est une disposition en contradiction avec l’esprit des Institutions de la 5ème République. Au-delà de cette affirmation qui ne s’applique naturellement pas aux propositions de loi, il convient d’appeler l’attention de chacun sur des aspects qui me paraissent incontournables pour rejeter cet article. Le Ministre ne sera plus dans la situation de présenter et de défendre, en séance publique, le texte du Gouvernement. Il sera dans une position défensive. Il devra coûte-que-coûte trouver sur tous les bancs de l’hémicycle une majorité pour rejeter des dispositions qu’il estimera contraire à sa politique. L’importance de cette modification laisse supposer que le débat, devenu alors essentiel en commission, se déroulera dans des conditions équivalentes à celles de l’hémicycle, en particulier avec l’incontournable présence du Gouvernement. On peut redouter que cette importante modification conduise à une confusion préjudiciable au Gouvernement et au Parlement.

L’article 22 renoue avec ce que les constitutions antérieures ont connu, un ordre du jour partiellement partagé.

C’est, soit une hypocrisie, soit un danger.

- Une hypocrisie, si, comme cela est prévisible, le Gouvernement fournit au groupe majoritaire, qui ne dispose pas des services de l’Etat pour expertiser les propositions de loi les plus techniques, un texte clés en main. Ce texte sera simplement rebaptisé proposition de loi.

- Un danger d’affaiblissement du Gouvernement, si le Parlement présente des textes mettant en péril la cohérence de l’action gouvernementale.

L’article 23, limitant l’application du 49-3, est une grave erreur. Cet article a pour vocation dans l’esprit des Institutions de la 5ème République, en cas de conflit entre le Gouvernement et sa majorité, de donner le dernier mot au Gouvernement, le Parlement ayant toujours la possibilité de censurer le Gouvernement.

Ce texte démontre que l’on est en train de perdre de vu que ce n’est pas le Parlement qui gouverne mais le Gouvernement.

La vraie liberté du Parlement, c’est la liberté de sa majorité.

Pour cela, il n’y a pas besoin d’une révision constitutionnelle dont l’ampleur modifie en profondeur la philosophie politique et les grands équilibres de la 5ème République.

Cette Constitution, voulue par le Général de Gaulle, méticuleusement conçue par Michel Debré, est une mécanique d’horlogerie de précision dont les rédacteurs avaient su tirer toutes les conséquences des faiblesses des constitutions antérieures.

Pour paraphraser Churchill sur la démocratie, je dirai que notre Constitution est la pire à l’exception de toutes les autres.

Ce projet de loi n’a pas vocation à changer la Constitution, mais à changer de Constitution.

Aujourd’hui, cette loi constitutionnelle est présentée, par le Président de la République lui-même, comme « la plus grande réforme de la 5ème République depuis 1958 ».

Aussi, on peut se poser la question, mais seul le Président de la République à la réponse et la responsabilité de la décision, fallait-il que cette réforme soit soumise à l’approbation du Parlement ou à l’approbation du peuple souverain ?

Pour obtenir les voix nécessaires à son adoption à Versailles, nous assistons à tous les marchandages et les contorsions les plus politiciens, la presse s’en faisant jour après jour l’écho. L’exemple le plus savoureux étant la disposition que l’on appelle la « règle d’or ».

A vous mes chers Collègues, sur tous les bancs de cet hémicycle, qui au fond de vous-même ou publiquement rêvez d’une 6ème République, je le vous dis : « Vous rêvez de la 6ème République, vous aurez la 4ème République ».

Chacun comprendra, que député gaulliste, en mon âme et conscience, je ne pourrai voter ce projet de loi constitutionnelle.

Jean-Pierre GRAND, Député UMP de l’Hérault

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Touche pas à mon préambule !

Par Anne-Marie Le Pourhiet, Professeur des Universités

Le Figaro, 23/05/2008

Professeur de droit public à l’université Rennes-1, Anne-Marie Le Pourhiet détaille les raisons pour lesquelles il ne lui semble pas judicieux de réviser le préambule de la Constitution où sont consacrés la philosophie politique de la France ainsi que les droits et libertés des citoyens. Par décret du 9 avril 2008, le président de la République a désigné le comité présidé par Simone Veil, chargé de réviser le préambule de la Constitution française où sont consacrés la philosophie politique de la France ainsi que les droits et libertés des citoyens. Trois mois s’étant écoulés depuis l’annonce faite le 8 janvier, et le président ayant depuis judicieusement rappelé qu’il n’avait pas été élu pour désigner des comités, on s’était pris à espérer qu’il renonce à son inquiétant projet. Il n’en a rien été. C’est pour ancrer la Ve République dans la tradition républicaine, et rassurer ceux qui redoutaient une dérive bonapartiste du régime, que la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 avait imposé au gouvernement du général de Gaulle de garantir dans la nouvelle Constitution les droits essentiels consacrés par la déclaration libérale de 1789 et le préambule social de 1946. La cohabitation n’a pas toujours été facile entre ces deux philosophies puisque le libéralisme impose à l’État de se cantonner dans des fonctions régaliennes (État gendarme) tandis que le socialisme l’invite au contraire à fournir prestations et réglementations (État providence). Toutefois, les textes de 1789 et de 1946 ont en commun un élément essentiel qui assure leur cohérence : l’universalisme, qui ne veut rien voir entre le citoyen libre et la nation souveraine. La consécration de l’autodétermination d’un homme doué de conscience et de raison, libéré de toute chaîne ou appartenance héréditaire, coutumière, ethnique, religieuse ou linguistique est la caractéristique majeure de la tradition républicaine et donc de notre « identité constitutionnelle », pour reprendre l’expression du Conseil constitutionnel. L’égalité de tous les citoyens devant la loi, le refus des groupes, catégories ou corporations, l’abolition des privilèges et la promotion du seul mérite constituent, depuis la Révolution, le socle intangible de nos valeurs.

Or la lettre de mission adressée par le président Sarkozy à Mme Veil, malgré ses précautions de langage, promet clairement une remise en cause de celles-ci. Il ne suffit pas, en effet, d’affirmer que la révision projetée ne saurait « modifier ou affaiblir » les textes de 1789 et de 1946 et qu’il s’agirait seulement d’inscrire dans le préambule « des droits et principes fondamentaux nouveaux ». Les juristes savent bien que beaucoup de « droits nouveaux » issus du multiculturalisme ou du féminisme ne s’ajoutent pas simplement aux droits de l’homme traditionnels mais les contrarient au point de les détruire. Lorsque Marcel Gauchet affirme : « Un nouvel homme des droits de l’homme est né qui n’a plus rien à voir avec son ancêtre de 1789 », il constate simplement que les nouveaux droits aujourd’hui revendiqués ou consacrés dénaturent les libertés fondamentales de la première génération. Introduire la parité et la diversité dans le préambule revient à saper le principe d’égalité de tous devant la loi et à consacrer des assignations à identité sexuelle, ethnique, linguistique ou religieuse que le Conseil constitutionnel a toujours refusées au nom de l’universalisme révolutionnaire.

C’est aussi remettre en cause la méritocratie républicaine que d’introduire des discriminations positives, c’est-à-dire des passe-droits ethniques et sexuels, qui constituent autant de privilèges, au sens étymologique de lois privées, en opposition avec la res publica. Ne nous y trompons pas, c’est la philosophie réactionnaire de Joseph de Maistre, illustrée par son fameux « J’ai vu des Français, des Italiens, des Russes mais quant à l’homme je déclare ne jamais l’avoir vu de ma vie », qui est de retour et que l’on a clairement entendue dans le discours de Dakar qui ne voulait voir, lui aussi, que « l’homme africain ». La remise en cause de la laïcité n’est sans doute pas expressément au programme du comité Veil, mais on devine bien qu’elle rôdera alentour sous couvert de « diversité religieuse » ou de « dignité des croyants », et l’on sait aussi que les militants des langues et « préférences » régionales ont déjà préparé leurs amendements ethnocentriques. La dignité constitue aujourd’hui la menace la plus directe contre la philosophie des Lumières et l’idée républicaine, l’arme fatale contre nos libertés. Ériger cette notion philosophique et morale, éminemment subjective et relative, en norme juridique est une folie. On voit déjà depuis plusieurs années que c’est au nom de la dignité des individus et des groupes que des militants narcissiques et hystériques ont obtenu la multiplication des incriminations pénales de harcèlement moral et sexuel, de discriminations et propos sexistes, homophobes, handiphobes, etc., aboutissant à un arsenal répressif menaçant notamment les libertés d’expression et de la presse. C’est encore au nom de la dignité humaine qu’est revendiquée une euthanasie « très active », et ce n’est pas non plus un hasard si les décisions juridictionnelles récentes les plus intellectuellement indigentes et tirées par les cheveux ont été rendues sur le fondement de cette notion fourre-tout et galvaudée. Prenons garde à ce que l’on ne nous remplace subrepticement la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » par la trilogie « dignité, diversité, parité » et que l’emblème « bleu, blanc, rouge » ne vire subitement au « black, blanc, beur ». Le seul texte constitutionnel français à avoir jusqu’à présent mentionné expressément la « dignité de la personne humaine » et reconnu les « droits des communautés » est le projet de Constitution du maréchal Pétain. C’est à méditer. Dans ses vœux à Jacques Chirac, en janvier 2006, Pierre Mazeaud indiquait que « l’inconstance institutionnelle porte l’empreinte du sous- développement ». C’est exact et il est certain que le remplissage droit-de-l’hommiste ne saurait tenir lieu de philosophie politique.

Et puisque nous avons emprunté notre principe « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » à Abraham Lincoln, il conviendrait enfin de rappeler au président de la République française que si c’est le « peuple constituant » qui s’est effectivement référé en 1958 aux principes de 1789 et de 1946, c’est encore à ce même peuple qu’il conviendrait de proposer, cinquante ans plus tard, de les modifier. On ne change pas le contrat social d’une nation sans son consentement exprès et direct.

Source: Debout La République

samedi 24 mai 2008

Michel Barnier : "Je ne peux rien faire"

Le 24 mai 2008

Le désespoir des pêcheurs s’explique par leur prise de conscience que le Gouvernement n’a plus le pouvoir d’agir !

Michel BARNIER, Ministre de la Pêche et de l’Agriculture, ne fait même plus semblant.

Il a avoué sur RTL, le 20 mai dernier, son impuissance : « les mesures d’aide que je compte mettre en place sont suspendues à la décision de la Commission Européenne. J’attends la réponse de Bruxelles d’une semaine à l’autre, d’un jour à l’autre, et même, d’une heure à l’autre. Je ne peux rien faire sans cela ». (Voir la vidéo sur le site dailymotion)

On est bien loin des promesses volontaristes de Nicolas SARKOZY au Guilvinec !

Les pêcheurs ont bien compris qu’un monstre bureaucratique, sans légitimité politique, avait décidé de leur mort progressive tolérant juste des aides sociales temporaires.

Mais les pêcheurs ont aussi compris que cette Union Européenne, qui prétend servir l’intérêt général européen, mène une politique injuste car, au moment où l’on impose des quotas de pêche aux flottes des pays membres, les pêcheurs norvégiens et russes pêchent sans limite, et revendent dans l’Union Européenne, qui importe toujours plus de poissons tout en laissant disparaître ses pêcheurs !

Une fois de plus, l’Europe impose des contraintes aux siens mais se révèle incapable de négocier avec le reste du monde pour défendre ses intérêts.

Ce qui est vrai avec les pêcheurs l’est aussi pour tous les secteurs économiques. L’union Européenne (et surtout la zone euro) est devenue la variable d’ajustement de la mondialisation.

Contresens total de la construction européenne qui devrait, à l’inverse, laisser vivre ses nations et devenir par des coopérations renforcées à la carte, un multiplicateur de puissance vis-à-vis de l’extérieur.

Dans ce contexte, on comprend pourquoi le débat institutionnel n’intéresse pas les Français. Il apparaît dérisoire car il n’aborde en rien les questions essentielles.

  • Comment rétablir un peu de pluralisme à l’Assemblée Nationale dominée par un parti unique ?
  • Comment garantir la diversité des médias ?
  • Comment contrôler réellement la décision des Ministres qui engagent la France, en signant des directives européennes, que le Parlement est ensuite sommé de transcrire.

Je développerai lundi, dans mon prochain blog, la question de la réforme des institutions.

Source: Nicolas Dupont-Aignan

vendredi 23 mai 2008

Les 101 propositions de Debout La République

Rénover la Vème République

1 - Rendre obligatoire le référendum pour ratifier tout nouveau traité européen.

2 - Instaurer le référendum d’initiative populaire (seuil de 2 millions de signatures).

3 - Rétablir le septennat présidentiel.

4 - Interdire les ordonnances dans un certain nombre de domaines, notamment la transposition du droit communautaire.

5 - Renforcer strictement le contrôle du Parlement sur l’exécutif pour les négociations communautaires (création d’un mandat de négociation, inscrit dans l’article 88-4 de la Constitution).

6 - Assurer un meilleur partage de l’ordre du jour du Parlement entre le gouvernement et les Assemblées.

7 - Accroître les facultés d’expertise et d’enquête du Parlement (possibilité de créer une commission d’enquête sans autorisation de la majorité, renforcement des moyens d’expertise des députés et sénateurs, comme aux Etats-Unis).

8 - Reconnaître le vote blanc.

9 - Instiller une dose de proportionnelle pour permettre une représentation minimale des formations politiques minoritaires.

Clarifier la décentralisation

10 - Maintenir la commune comme cellule démocratique de base de l’organisation du territoire avec une garantie de son autonomie financière.

11 - Clarifier et rationaliser les missions entre les collectivités locales en confiant à chacune d’elles des blocs de compétences : la Région pour la cohérence économique et les équipements, l’échelon local pour les services sociaux et de proximité.

12 - Rationaliser l’organisation de l’Etat en rassemblant ses services déconcentrés au niveau régional sous l’autorité du Préfet de région, désormais assisté de Sous-préfets thématiques. Recentrer les missions des Préfets de département sur l’ordre public et le suivi des collectivités locales et sur la mise en œuvre du Plan national de protection de l’environnement.

13 - Supprimer l’élection des Conseiller régionaux au scrutin de liste en faisant siéger les Conseillers généraux à la fois au Conseil général et au Conseil Régional.

14 - Réformer la taxe professionnelle pour corriger les déséquilibres trop criants entre communes riches et pauvres.

15 - Créer un statut de l’élu favorisant le renouvellement et la recomposition de la classe politique et revaloriser le traitement des Maires, dont les responsabilités et la charge de travail sont sans commune mesure avec le montant de leur indemnité.

16 - Rendre inéligible à vie les élus coupables de délit de corruption dans l’exercice de leur mandat.

Refonder l’Europe

17 - Délimiter les frontières de l’Europe, interrompre les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et mettre en place des partenariats privilégiés avec l’ensemble des pays voisins de l’Europe (Russie, Ukraine, Turquie, Maghreb).

18 - Négocier un nouveau traité confédéral qui rende aux Etats-nations leur liberté d’action en délimitant strictement les compétences de l’Union et en restreignant les pouvoirs proliférants de la Commission de Bruxelles et de la Cour européenne de Justice, pour favoriser les coopérations volontaires entre pays.

19 - Mettre sur pied des « agences de coopération européenne » dans les domaines où les pays membres gagneront à s’allier librement (« Europe à la carte »), selon leurs intérêts : sciences et industrie, environnement, sécurité, culture, éducation.

20 - Soumettre les arrêts de la Cour européenne de Justice au contrôle d’une Cour confédérale suprême, lui interdire strictement par traité toute production de droit autonome, même jurisprudentiel.

21 - Créer une seconde chambre parlementaire européenne, regroupant les représentants des Parlements nationaux, chargée d’accompagner et de contrôler les négociations entre Etats membres.

22 - Obtenir de nos partenaires que l’euro devienne un outil au service de la croissance et de l’emploi, sous le contrôle des Etats membres (changement des statuts de la Banque centrale européenne inscrits dans le traité de Maastricht).

23 - Réformer le Pacte de stabilité pour exclure du calcul du déficit budgétaire les dépenses d’investissements des Etats, ainsi que les dépenses de recherche et de défense.

24 - Attribuer aux Etat la définition de la politique de change, que la BCE devra mettre en œuvre.

25 - En cas de refus de nos partenaires, proposer l’instauration d’une monnaie commune, qui laisse « respirer » les économies nationales et, en cas de nouveau refus, sortir de manière ordonnée de la monnaie unique en rétablissant le franc.

26 - Donner de nouvelles orientations au marché unique, en assouplissant les règles de la concurrence pour permettre le maintien des services publics et favoriser l’émergence de champions européens. Conditionner l’ouverture des marchés nationaux à une harmonisation fiscale et sociale en parallèle.

Rebâtir l’école du mérite

27 - Réaffirmer l’objectif d’une école publique, laïque et obligatoire, fondée sur l’effort et le mérite.

28 - Rétablir l’autorité des enseignants en les rendant à nouveau pleinement maîtres des décisions de redoublement, sensibiliser les familles aux obligations de leur enfant en milieu scolaire lors d’une formation en début d’année.

29 - Recruter des personnels non-enseignants pour épauler les professeurs dans le maintien de la discipline et l’accompagnement médico-social des élèves.

30 - Conditionner le versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire, ainsi que l’accès au statut d’étudiant à un suivi réel du cursus universitaire.

31 - Augmenter le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire (de 10 à 16).

32 - Rétablir la méthode analytique d’apprentissage du français et encourager les exercices de mémorisation, les dictées, l’apprentissage des tables de multiplication, de la grammaire, etc.

33 - Mettre en place un soutien scolaire systématique pour les enfants en difficulté grâce à la création d’équipe de professeurs spécialisés.

34 - Remplacer pour les primo arrivants les enseignements des langues et cultures d’origine par des classes d’apprentissage du français.

35 - Créer dans le cycle secondaire des « classes d’excellence » où seront admis les élèves les plus méritants.

36 - Revaloriser et développer l’enseignement technique et professionnel et en permettre l’accès dès la classe de 4ème

37 - Revoir les rythmes scolaires pour alléger les emplois du temps quotidiens, quitte à réduire la durée des vacances.

38 - Réformer les IUFM pour recentrer la formation des maîtres sur le contenu des enseignements.

39 - Renforcer le budget des universités par une défiscalisation des soutiens des ménages et des entreprises et par l’acquittement de droits d’entrée modérés et progressifs selon le revenu des parents.

Faire respecter la loi de la République

40 - Séparer le siège du parquet pour rendre au ministre de la Justice ses prérogatives en matière d’application de la loi.

41 - Garantir une certaine transparence des procédures judiciaires en obligeant les procureurs à informer les Maires, à la demande de ces derniers, des suites données aux plaintes concernant des infractions commises sur le territoire de leur commune (et des motifs d’un éventuel classement sans suite) et en créant un système de traçabilité des procédures permettant aux victimes de suivre l’évolution de leur affaire.

42 - Permettre le dépôt de plainte avec garantie de l’anonymat afin de briser la loi du silence liée à la peur des représailles.

43 - Modifier la composition du Conseil supérieur de la magistrature, en l’ouvrant à des personnalités extérieures au corps des magistrats.

44 - Appliquer 100% des décisions de justice dans le mois où elles ont été prononcées grâce notamment au renforcement des moyens des bureaux d’exécution des peines dans chaque Tribunal.

45 - Augmenter l’effort en faveur de la police et de la gendarmerie, pour permettre notamment la création de pôles antimafias dans chaque département et la création d’un corps de transfert de prisonniers.

46 - Revoir la répartition territoriale des forces de l’ordre ainsi que la carte judiciaire, pour assurer une présence juste et adaptée à chaque circonscription.

47 - Durcir les peines pour les délinquants multirécidivistes.

48 Réformer l’ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs délinquants afin de permettre la mise à l’écart effective des jeunes délinquants dangereux en abaissant la majorité pénale à 16 ans et en créant 5000 places en centres éducatifs fermés.

49 - Simplifier le code de procédure pénale.

Relancer une vraie politique d’aménagement du territoire en s’appuyant sur des services publics rénovés

50 - Créer un ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire regroupant toutes les compétences actuellement éparpillées entre les ministères de la Ville, du Logement, des Transports, de l’Equipement et de l’Environnement, et s’appuyant sur la DATAR.

51 - Relancer la délocalisation d’établissements publics en régions.

52 - Investir dans les infrastructures de transport conformes aux exigences du développement durable (ferroutage, transport fluvial…), réintégrer dans le giron public les sociétés d’autoroutes pour que les péages servent à nouveau à financer l’effort national de transport et relier l’ensemble du territoire en haut débit dans un délai de 5 ans.

53 - Créer un troisième aéroport international dans le grand Bassin parisien pour limiter les nuisances sonores et la pollution de l’air en zone urbaine.

54 - Créer un groupe public de l’énergie EDF/GDF avec maintien par la loi de tarifs régulés par la puissance publique et, plus généralement, réformer les entreprises de service public pour en assurer la pérennité grâce à une meilleure gestion et instaurer le service garanti.

55 - Renforcer les exigences de service public pour l’assainissement, la distribution d’eau et les services bancaires.

56 - Instaurer pour toutes les compagnies aériennes opérant en France une obligation de vols à tarifs réduits entre la Métropole et l’Outre-mer.

57 - Elaborer un schéma national des services publics de proximité (hôpitaux, bureaux de poste, trésoreries, cantonnements militaires…) pour mettre fin aux fermetures anarchiques de sites et répartir les équipements entre les villes petites et moyennes.

58 - Mettre en œuvre un schéma directeur en Ile-de-France qui garantisse un minimum d’équilibre des activités et des logements entre l’Est et l’Ouest, comme entre le centre et la périphérie, et qui rationnalise l’occupation de l’espace.

59 - Refonder notre politique agricole en favorisant l’installation des jeunes agriculteurs, les productions nouvelles (productions de proximités, biocarburants,…), la mise en place d’un réseau coopératif de distribution des produits pour lutter contre les prix excessifs pratiqués dans la grande distribution, et l’émergence d’un nouveau modèle de coopérative de production agricole.

Œuvrer à un véritable « vouloir vivre ensemble »

60 - Créer un service civique obligatoire et universel de trois mois.

61 - Relancer et intensifier l’aide au développement en faveur des pays d’émigration, notamment africains (exception agricole à l’OMC, investissement direct, échanges universitaires et hospitaliers).

62 - Solenniser l’acquisition de la nationalité comme l’obtention des titres de séjour en conditionnant leur validité au respect des principes républicains (scolarisation des enfants, interdiction de la polygamie, apprentissage de la langue française, laïcité,…).

63 - Rétablir le contrôle à nos frontières comme nous y autorise le traité de Schengen.

64 - Suspendre pour cinq ans le regroupement familial.

65 - Renforcer la lutte contre le travail clandestin en durcissant les peines des employeurs.

66 - Allonger à dix ans la période ouvrant l’acquisition de la nationalité française par mariage.

67 - Lier l’aide au développement aux pays d’émigration à leur bonne volonté dans la maîtrise de leurs flux migratoires, l’admission sur leur territoire de leurs ressortissants émigrés clandestinement et le remboursement des frais de santé occasionnés par ceux-ci dans les pays d’accueil (lesquels devraient, en France, être strictement encadrés par la distribution de bons délivrés par les mairies sous condition de résidence).

68 - Renforcer la lutte contre les discriminations grâce à un meilleur suivi judiciaire des infractions.

69 - Adopter ces mesures dans le cadre d’un plan d’ensemble soumis à référendum.

Humaniser la mondialisation

70– Instaurer une exception agricole sur le modèle de l’exception culturelle pour favoriser l’autosuffisance alimentaire et le développement équilibré des pays riches et des pays pauvres.

71 - Rompre avec la logique du libre échange intégral en faisant reposer le commerce mondial sur des zones régionales de libre échange, partiellement protégées les unes des autres en fonction du niveau d’harmonisation sociale, fiscale et environnementale. Reverser en partie aux pays en voie de développement les droits de douane perçus aux frontières de l’Europe.

72 - Décréter un moratoire sur les projets d’accord AGCS (services publics/éducation/santé) et AMI (investissements) tant que des études d’impact solides n’auront pas été réalisées.

73 - Améliorer la coopération monétaire internationale pour limiter la guerre des changes et mettre au ban des nations les paradis fiscaux.

74 - Réorienter l’aide au développement aux pays les moins avancés, notamment africains, par des aides en nature et des actions micro-locales, selon une approche globale qui intègre aussi les critères environnementaux.

Rétablir la puissance économique française

75 - Bâtir une stratégie économique globale à la japonaise appuyée par le développement massif des outils d’intelligence économique, la refondation du Commissariat général au Plan et la relance de la politique industrielle dans les secteurs stratégiques (informatique, biotechnologies,…).

76 - Orienter l’épargne, le crédit et le capital vers le financement des PME/TPE en autorisant la déduction de l’ISF de la moitié des sommes investies par les particuliers dans l’économie productive.

77– Alléger les charges sociales en les remplaçant progressivement par la TVA sociale mettant à contribution les producteurs étrangers pour le financement de notre système de protection sociale et dopant nos exportations à l’exemple du Danemark.

78 - Instaurer un étiquetage précis des produits de grande consommation permettant aux consommateurs français de connaître la part de « Made in France » de chaque bien.

79 - Instaurer une obligation pour les collectivités et établissements publics de réaliser 25% de leurs achats auprès des PME / PMI.

80 - Revoir la hiérarchie des taux de TVA (restauration, produits respectueux de l’environnement, articles de puériculture).

81 - Multiplier par deux en cinq ans l’effort de recherche public et renforcer les organismes de promotion et de diffusion de l’innovation comme l’Agence Nationale de Valorisation de la Recherche (ANVAR).

82 - Réformer l’Etat pour limiter le gaspillage et la dispersion de l’argent public en redéployant les effectifs de la fonction publique, en instaurant des contrats d’objectif par ministère ainsi que des primes au mérite.

83 - Instaurer le prélèvement à la source pour l’Impôt sur le Revenu.

Bâtir une société de partage

84 - Fixer un objectif de 15% d’actionnariat-salarié dans chaque entreprise française à horizon de 5 ans et y inciter massivement les entreprises (avantages fiscaux supplémentaires pour l’abondement de la réserve spéciale de participation, distribution gratuite d’actions, création d’un fonds national de péréquation de la participation assurant aux salariés de chaque entreprise un accès minimal à l’épargne salariale,…).

85 - Encourager le développement des associations d’actionnaires salariés qui seront systématiquement représentées au sein des conseils d’administration en qualité d’administrateur et pourront représenter les porteurs de titres individuels, et créer un nouveau statut d’entreprise, la Société Anonyme à Gestion Partagée (SAGP), spécialement adapté aux entreprises où la participation occupe une grande place, et encourager toutes les formes d’activité économique coopérative.

86 - Créer la « sécurité professionnelle », garantissant à chaque salarié la constitution d’un capital-formation au fil de son évolution professionnelle, lui donnant accès à de réelles facultés de réorientation de sa carrière.

87 - Rendre obligatoire le vote des salariés aux élections professionnelles afin d’accroître la représentativité des syndicats et inciter ces derniers à passer de la culture du statu quo à celle du changement.

88 - Moduler l’impôt sur les sociétés en fonction de la part de CDI et de travailleurs âgés dans l’entreprise, pour lutter contre l’excès d’emplois précaires et de recours aux préretraites, dont le financement public devra par ailleurs être diminué.

89 - Transformer le RMI en Revenu Minimum d’Activité, obligeant chaque bénéficiaire de travailler une journée par semaine pour une collectivité publique.

90 - Mettre en œuvre une vraie politique de santé publique de prévention en redéployant grâce à une meilleure gestion du système de santé des crédits : interdiction du tabac dans les lieux publics, généralisation des campagnes de dépistage pour mieux lutter contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, interdiction de la publicité alimentaire pendant les émissions de télévision vers les enfants

91 - Majorer les droits à la retraite des parents à l’arrivée du troisième enfant et augmenter les avantages financiers et fiscaux pour la naissance du deuxième enfant.

92 - Permettre en cinq ans l’accession à la propriété de la résidence principale pour 5 millions de ménages, grâce à des prêts garantis sur 40 ans et à la vente d’une partie des logements HLM à leurs locataires.

93 - Exclure la résidence principale du calcul de l’ISF.

94 - A l’obligation irréaliste et inefficace de 20% de logements sociaux sur le patrimoine existant, substituer l’obligation pour les communes de réserver un pourcentage variable de logements sociaux, en fonction du nombre total de ce type de logements déjà existant sur la commune, dans toute nouvelle construction.

95 - Permettre à la Banque européenne d’investissement de lancer un emprunt de 150 milliards d’euros intégralement affectés aux investissements protecteurs de l’environnement, favorisant les partenariats interétatiques et communautaires.

96 - Mettre en œuvre une fiscalité dissuadant les comportements pollueurs (vignette au prorata du CO², taxe sur les emballages, etc…) et incitant à économiser l’énergie (crédits d’impôt sur les matériaux économes,…).

97 - Sortir de l’impasse des biocarburants de première génération et développer massivement la recherche sur les biocarburants de seconde genération issus de la culture d’algues oléagineuses, sans impact pour la sécurité alimentaire, et accélérer la mise au point de véhicules hybrides notamment les poids lourds.

98 - Créer un éventail diversifié d’outils d’épargne affectés au financement des activités environnementales, notamment un « livret vert » destiné au grand public.

99 - Renforcer la politique de sécurité alimentaire en augmentant les moyens et les missions des organismes d’évaluation et de contrôle.

Le nouveau rayonnement français

100 - Réorienter la politique extérieure de la France, épaulée par un outil de défense remis à niveau, sur la base de la doctrine du non-alignement pour favoriser l’émergence d’un monde multipolaire et, à l’appui, rénover et mobiliser tous nos réseaux diplomatiques et commerciaux.

101 - Faire de la Francophonie une véritable force de frappe globale au service de nos intérêts diplomatiques, économiques, politiques, commerciaux et culturels, en renforçant l’Organisation Internationale de la Francophonie, le réseau des Alliances françaises et en recourant massivement à des médias audiovisuels et numériques rénovés (remise en selle d’une télévision publique de qualité en France, lancement d’une chaîne d’information internationale ambitieuse, création d’outils internet puissants et diversifiés au service du rayonnement français).

Source: Debout La République

Souscription nationale

Pour faire vivre une voix libre et droite dans le paysage politique français

Debout la République, en application de la décision prise par son Assemblée générale en mars 2007, est devenu un parti politique à part entière, libre de toute attache avec les autres partis.

Depuis lors, DLR travaille résolument à son développement selon cette ligne : chaque jour, de nouveaux adhérents, citoyens et élus, nous rejoignent pour faire grandir la flamme gaulliste et républicaine dont a besoin notre pays.

Vous pouvez aider DLR en lui apportant votre soutien financier, qui ouvre droit à des déductions fiscales.

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Nous sommes tous des pêcheurs !

Le 23 mai 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les actions des pêcheurs en colère révèlent le désespoir légitime d’une profession sacrifiée sur l’autel d’une Europe inefficace, vexatoire et malthusienne.

La totale impuissance du gouvernement et du président de la République, obligés de quémander à Bruxelles des autorisations de subventions temporaires et partielles, tranche cruellement avec les promesses et les déclarations martiales de ces derniers mois.

La crise de la pêche française illustre le sentiment général des Français qui découvrent avec effarement que leurs dirigeants ont perdu le pouvoir. Nous sommes tous des pêcheurs !

Quant à la gestion de la pêche en Europe, il est inadmissible de ne proposer que l’accompagnement de la mort lente et programmée de cette profession, pourtant essentielle à notre aménagement du territoire. Les pêcheurs veulent vivre de leur propre travail et non de l’assistanat.

On ne fera pas l’économie de la révision radicale d’une politique européenne de la pêche qui, seule entre toutes, pratique une autolimitation drastique des captures et importe massivement des poissons de qualité médiocre, tout en laissant les flottes extra-européennes piller allègrement la ressource halieutique.

En même temps qu’il faudra réviser cette politique malthusienne suicidaire, on devra rétablir en Europe une politique multilatérale de gestion de la ressource où seuls les pays maritimes (Espagne, France, Italie, Belgique,…) auront leur mot à dire et pourront ainsi négocier efficacement avec les autres grands pays de pêche (Russie, Norvège, Japon,…) un partage équitable de la ressource.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste de l’Essonne Président de Debout la République

Nicolas Dupont-Aignan en campagne à Dublin pour l’autre Europe

le 22 mai 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

A l’occasion du 3ème anniversaire du 29 mai 2005, qui a vu le rejet net et massif de la Constitution européenne, Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député de l’Essonne et Président de Debout la République, se rendra à Dublin, à l’invitation des eurodéputés irlandais de l’EU Démocrates en campagne contre la ratification du traité de Lisbonne.

Pour évoquer ce déplacement destiné à porter témoignage de l’immense espoir que suscite parmi de très nombreux Français la perspective d’un rejet de ce traité imposé sans vote à presque tous les peuples d’Europe, Nicolas DUPONT-AIGNAN tiendra une conférence de presse le :

Mercredi 28 mai 2008 à 12h00 A l’Assemblée Nationale 3 rue Aristide Briand Salle du rez-de-chaussée

Il présentera également son appel à la mobilisation des 16 millions de Français qui ont voté non il y a trois ans, afin qu’ils saisissent l’occasion historique des élections européennes de juin 2009 pour réaffirmer avec fermeté, malgré le passage en force du traité de Lisbonne, leur aspiration légitime pour une autre Europe, démocratique et porteuse d’un progrès économique et social pour tous.

Une souscription nationale pour financer la mise sur pied de listes indépendantes des partis ayant voté la ratification parlementaire du traité de Lisbonne et de leurs alliés, sera également lancée.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste de l’Essonne Président de Debout la République

mercredi 21 mai 2008

« Je suis fier d’avoir voté contre ce texte »

OGM : leur mauvaise conscience rattrapera les députés qui ont voté le texte

Le 20 mai 2008

Le scrutin très serré de ce soir montre, s’il en était besoin, combien la majorité à voté de projet de loi OGM en traînant les pieds.

Pour ma part, je suis fier d’avoir voté contre ce texte car je suis convaincu que, tôt ou tard, nos enfants nous reprocheront d’avoir négligé le principe de précaution pourtant inscrit dans la constitution.

Les députés ayant voté ce texte regretteront alors amèrement leur geste et ils seront rattrapés par leur mauvaise conscience.

Debout la République continuera à combattre la dissémination inconsidérée des OGM dans nos campagnes, que vient d’imposer la Commission de Bruxelles à une classe politique inconséquente.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste de l’Essonne Président de Debout la République

Turquie : la présidence française de l’UE ne fera rien contre les négociations d’adhésion

Turquie : la France « n’a pas l’intention de briser la négociation »

Le secrétaire d’Etat aux affaires européenne Jean-Pierre Jouyet a annoncé que la France n’entraverait pas le processus d’adhésion de la Turquie durant sa présidence de l’Union durant le deuxième semestre 2008. M. Jouyet affirme que la France « n’a pas l’intention de briser le processus de négociation actuellement en cours ». En réponse aux inquiétudes du ministre des Affaires étrangères Turc Ali Babacan – qui espère que la présidence de la France ne sera pas synonyme d’un ralentissement du processus d’adhésion de son pays – M. Jouyet souligne que la présidence française se voudra « objective, impartiale et réfléchie ». Les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE ont débuté en 2005 et six des trente-cinq chapitres ont été ouverts et reçu l’approbation de Bruxelles. Pour sa part, le commissaire à l’élargissement de l’UE, Olli Rehn, a insisté sur le fait que « les négociations sont lentes mais continuent, même si elles pourraient être plus rapides. Les négociations dépendent de l’avancement des réformes légales et démocratiques mises en place dans le but de créer une société plus ouverte ». Cet « intérêt des 27 », distinct de celui du Président, consisterait selon Jouyet, à laisser ouvertes deux « voies pour la Turquie » : l’adhésion ou un partenariat privilégié, option toutefois totalement exclue par Ankara et Bruxelles. La difficulté pour Nicolas Sarkozy, est de ne pas décevoir l’électorat turco-sceptique, majoritaire en France, et qui a contribué à le faire élire, tout en ne désavouant pas la position pro-turque de ses ministres de gauche M.M Kouchner et Jouyet, qui plaident pour l’adhésion. Le président aurait donc accepté l’amendement de deux de ses fidèles, Frédéric Lefèvre proposant de rendre obligatoire un référendum pour les pays n’étant pas « géographiquement » en Europe, et Patrick Devedjian (secrétaire général de l’UMP) qui veut maintenir le référendum obligatoire pour toute adhésion de pays « non européens ». L’Assemblée commence cette semaine l’examen du projet de révision constitutionnelle.

Source : observatoire de l’Europe

Lundi 19 Mai 2008

Source: Debout La République


mardi 20 mai 2008

Etienne Chouard reprend le flambeau

Nous connaissions déjà le professeur d'informatique à Marseille pour avoir été l'un des moteurs sur Internet de la campagne contre le Traité constitutionnel européen - le fameux texte de Giscard, qui est repris quasiment sans changement avec le traité de Lisbonne - lors du référendum du 29 mai 2005. Et bien, il est toujours là et il est actif face a l'Europe de Bruxelles qui est de plus en plus une image du néototalitarisme à la nouvelle mode, celle du "soft", un "empirisme" qui se la joue calme mais qui n'en est pas moins autoritaire.

Même si Étienne Chouard n'est pas un gaulliste, il est d'abord un citoyen de ce pays et l'initiative qu'il vient de prendre mérite d'être cité : il s'agit d'organiser des protestations hebdomadaires à date et heure fixe devant sa mairie, sa préfecture, etc. pour la France sur le modèle de ce qui s'est fait à la veille de l'effondrement du communisme dans les pays d'Europe de l'Est. Cette idée originale a également pour but, en plus de protester devant l'irrespect - je suis gentil ! - que nous avons tous ressenti avec ce véritable coup d'État du président Sarkozy, d'éveiller les esprits de nos compatriotes qui seront à coup sûr interrogés par la présence régulière de ces manifestations de rue.

Étienne Chouard a nommé son " mouvement citoyen " MOCRIE pour Manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen (http://www.cecri.info/) Souhaitons-lui bonne chance.

Stéphane G




OGM : les parlementaires UMP doivent refuser d’être les petits télégraphistes de Monsanto !


Après le coup d’éclat de la semaine dernière, qui a révélé la vive et légitime réticence du pays comme de la représentation nationale à approuver le dangereux projet de loi sur les OGM, l’Assemblée Nationale est placée devant une responsabilité historique.

Pour ma part, en conscience, je voterai demain contre ce projet dicté par la Commission de Bruxelles, plus soucieuse des intérêts de quelques semenciers que de la santé des citoyens. En effet, il est démontré que la généralisation de la culture d’OGM en pleins champs pourrait provoquer une prolifération incontrôlable, tandis que les effets des OGM sur l’organisme humain et l’environnement, eux, sont loin d’être établis.

Face au respect nécessaire du principe de précaution inscrit dans la Constitution et de l’écrasante volonté de nos concitoyens, il serait inimaginable que les Députés de la majorité jouent les petits télégraphistes de Monsanto !

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste de l’Essonne Président de Debout la République

Source: Debout La République

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Fin de la relation spéciale entre la France et le Québec : les réactions se multiplient

Charest sera reçu à l’Élysée

CHRISTIAN RIOUX

Édition du samedi 17 et du dimanche 18 mai 2008

L’amitié de Sarkozy pour le Canada suscite la controverse en France Paris — En arrivant hier à Bordeaux pour une visite de quatre jours en France, Jean Charest ne se doutait pas qu’il débarquait en pleine controverse. Le premier ministre du Québec a aussitôt annoncé qu’il sera reçu lundi par le président Nicolas Sarkozy après avoir passé deux jours à Bordeaux pour célébrer les fêtes du 400e. La rencontre, qui ne figurait pas au programme, n’aurait été confirmée qu’en fin d’après-midi hier. Une semaine seulement après la polémique autour de la présence de la gouverneure générale Michaëlle Jean au lancement des fêtes du 400e à La Rochelle, Jean Charest dit voir dans cette nouvelle rencontre le témoignage que la relation « directe et privilégiée » entre la France et le Québec atteindra cette année de « nouveaux sommets ». Accusé par le PQ et l’ADQ d’avoir été absent à La Rochelle, Jean Charest arrive pourtant en France au moment même où la nouvelle position du président français envers le Québec commence à susciter la controverse dans ses propres rangs. L’abandon présumé de la politique traditionnelle dite de « non-ingérence et non-indifférence » à l’égard du Québec est en effet loin de faire l’unanimité.

Le Devoir a appris que la nouvelle politique de Nicolas Sarkozy plaçant les relations avec Québec et Ottawa sur un pied d’égalité a profondément irrité plusieurs personnalités depuis longtemps attachées au Québec, notamment l’actuel président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, et même l’ancien premier ministre Alain Juppé, qui recevait hier le premier ministre Jean Charest à Bordeaux.

Tout en prétendant ne pas « se mêler de ce débat », M. Juppé a d’ailleurs ouvertement contredit hier le président Sarkozy en affirmant que si « le Canada est un pays ami avec lequel nous avons intérêt à avoir des liens extrêmement étroits », les Québécois sont « un peu plus que des amis, ce sont des frères ». Le 8 mai dernier, Nicolas Sarkozy avait au contraire bien pris soin de mettre le Canada et le Québec sur un strict pied d’égalité : « On aime le Québec. Mais on aime le Canada. On aime les deux », avait-il déclaré.

Depuis quelques semaines, plusieurs élus ont confié leur désaccord à l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui avait été le premier à ébruiter publiquement les intentions du président. Alain Juppé n’est en effet pas le seul à égratigner la nouvelle position de Nicolas Sarkozy. De nombreux élus, à droite comme à gauche, s’expliquent mal ce reniement de la tradition gaulliste.

« Les Français sont profondément attachés au Québec et je crois qu’ils sont aussi malheureux que les Québécois de cette dérive », a dit le député de droite Nicolas Dupont-Aignan. Selon lui, en abandonnant la politique traditionnelle formulée par le général de Gaulle et reprise par tous les gouvernements français depuis, Nicolas Sarkozy exprime une opinion minoritaire. « Rien n’est joué », affirme d’ailleurs le député de l’Essonne, qui estime que le débat sur cette question n’a pas vraiment eu lieu en France.

« Ne croyez pas que les Français ont changé ! C’est malheureusement leur président qui dénature le message français. Je peux vous assurer que les élus et le peuple français ne sont pas de son avis. Je crains que le lobby anglo-saxon qui influence le président de la République n’abîme les relations franco-québécoises. »

Dissident depuis peu du parti de Nicolas Sarkozy (UMP), Nicolas Dupont-Aignan appartient à la frange dite souverainiste de la droite française. Il attribue ce changement de politique au rapprochement de la France avec les États-Unis et le Canada. Selon lui, le Québec ferait « les frais » de la nouvelle implication de la France en Afghanistan, où celle-ci est allée prêter main-forte au Canada. M. Dupont-Aignan souligne aussi le peu d’intérêt manifesté jusqu’à présent par Nicolas Sarkozy pour la défense de la langue française.

« Sarkozy a abandonné la langue française en faisant ratifier le protocole de Londres sur les brevets favorisant l’usage de l’anglais, dit-il. Et, pour la première fois cette année, un chanteur français chantera en anglais à l’Eurovision, ce qui suscite l’indignation en France. » La rupture avec la tradition gaulliste en politique étrangère compte pour beaucoup dans la chute de popularité du président, dit-il. « Jamais un président n’a été aussi impopulaire aussi rapidement depuis le début de la Ve République. »

Même si la plupart des élus hésitent à exprimer aussi clairement leurs divergences pour l’instant, à droite comme à gauche, plusieurs partagent la préoccupation de Nicolas Dupont-Aignan. « Le débat est loin d’être clos », nous ont confié plusieurs proches du Québec en France, issus de toutes les familles politiques et qui gardent espoir de pouvoir infléchir l’opinion du président d’ici sa visite officielle au Québec, en octobre prochain.

Joint alors qu’il partait pour le Québec, le représentant personnel du président de la République auprès de la Francophonie, Christian Philip, tentait de minimiser ce changement d’attitude. « Ce qui compte, ce sont les actes, a-t-il dit. Je ne vois pas d’inflexion de la politique française. » Selon lui, « le Québec et la France représentent toujours le premier pôle de la Francophonie ». Il s’agit d’un vocabulaire jamais utilisé à ce jour par Nicolas Sarkozy pour parler du Québec.

Même ton réservé chez l’ancien ambassadeur Bernard Dorin, vieil ami du Québec de tradition gaulliste et militant de la francophonie. « Apparemment, le discours de Nicolas Sarkozy semble mettre le Québec et le Canada sur un pied d’égalité, a-t-il dit. En apparence, la France a l’air de jouer sur les deux tableaux. Mais je crois qu’il ne faut pas s’emballer simplement sur des mots. Il faudra voir la politique qu’il y aura derrière. Je ne crois pas que la politique de la France à l’égard du Québec ait changé pour l’essentiel. J’ai toujours trouvé la formule de la « non-ingérence et non-indifférence » un peu négative. Mais je ne crois pas qu’on en ait trouvé une nouvelle. »

Compte tenu du faible de Nicolas Sarkozy pour les formules-chocs, plusieurs familiers des relations France-Québec s’inquiètent de ce qu’il pourrait dire lors de sa visite officielle, à l’automne. « L’homme est imprévisible », a dit le spécialiste québécois des relations internationales André Patry. Selon cet ancien conseiller politique, « le Canada a gagné du poids sur la scène internationale. Quant au Québec, il joue un rôle moins important. Nous ne pouvons pas demander à la France de faire ce que nous ne faisons pas ».

Nicolas Dupont-Aignan affirme que son inquiétude est partagée aussi bien par des députés de droite que de gauche. « Tout l’enjeu maintenant pour beaucoup d’amoureux du Québec en France, et ils sont nombreux, c’est de contrecarrer cette tendance et d’alerter l’opinion française pour que cela ne se fasse pas dans la discrétion. Rien n’est joué, et nous pouvons susciter, à l’occasion de ce 400e anniversaire de Québec, un bel élan mutuel. »

Source: Debout La République

dimanche 18 mai 2008

Retour de l'Autorité ? Chiche !

Il arrive que ma prose heurte certaines consciences qui trouvent que je me comporte en allié objectif de la gauche et du parti socialiste.

Evidemment, il n'en est rien. Et je le prouve.

J'ai toujours été choqué que des enfants battent le pavé et n'aillent pas en cours sous le prétexte fallacieux de droit de grève. Pour trois raisons :

- La Grève est le mot le moins approprié pour ce qui s'apparente à de l'école buissonnière. Faire grève, c'est bloquer la production de l'unité pour laquelle on travaille tout en faisant le sacrifice de son salaire. Quelle production est bloquée lorsqu'un lycéen ne va pas en cours ? Et quel sacrifice de salaire est consenti ?

- La rue, surtout lorsqu'on manifeste, c'est dangereux. La place des enfants est à l'Ecole. Faire l'école buissonnière, c'est arrivé à tout le monde, y compris par votre serviteur. Encore avions-nous la décence de ne pas le crier sur les toits et de l'habiller avec des slogans lancés par des organisations manipulatrices, spécialisées dans l'embrigadement.

- Le droit de manifester est un droit de Citoyen. En France, la citoyenneté s'acquiert à l'âge de 18 ans révolus. La seule possibilité de participer à une manifestation déclarée à la Préfecture, pour un mineur, devrait d'être accompagné par au moins un de ses représentants légaux.

Au lieu d'essayer de restreindre le droit de grève pour les adultes en leur proposant notamment de porter un brassard sur le lieu de leur travail pour manifester leur état de gréviste, le Gouvernement ferait mieux de s'occuper de ce véritable problème d'autorité. Des gamins font ou défont la Loi. Ils usent parfois de violence sur des proviseurs comme à Besançon (proviseur par ailleurs élu de l'UMP....). Alors, chiche ? Capable de réglementer sur ce sujet ? De réprimer cet absentéisme scandaleux ? De réprimer le blocage stupéfiant d'établissements scolaires ?

Sur le coup, on me trouvera certainement très à droite. Je l'assume volontiers. Et pourtant, je ne suis pas sûr qu'un homme comme Jean-Pierre Chevènement ne partage pas mon sentiment.

David Desgouilles le 15 mai 2008

Source: David Desgouilles